mercredi 24 janvier 2018

Le Mexique

Avec le Mexique et le Guatemala comme destination lointaine pour cette année 2018, cela fera la troisième fois que nous voyagerons dans la même partie du monde. Du coup il m'est venu comme un doute, même si nous nous réjouissons par avance d'aller déguster du guacamole et boire de la téquila de l'autre coté de la planète, même si ça fait longtemps que nous avons envie de voir de près les vestiges laissés par les civilisations pré-hispaniques, ces deux pays n'allaient ils pas ressembler un peu trop au Costa Rica et au Nicaragua que nous avons déjà visités??


Pour être honnêtes nous avons été rapidement rassurés. Il n'est pas nécessaire de se plonger bien longtemps dans les bouquins pour constater que ces deux pays d’Amérique Centrale ont une identité bien marquée et pour tout dire assez différente de leurs voisins. Bien sur ils ont vécu comme toute l'Amérique latine sous domination Espagnole pendant près de 300 ans et l'empreinte coloniale reste bien marquée dans de nombreuses villes, mais cette colonisation n'a pas effacé les traces des grandes civilisations qui les ont précédées et c'est vraiment ici que Toltèques, Aztèques et autres Mayas ont laissé leurs plus beaux vestiges. Mais je vous vois déjà paniquer, rassurez vous, vous ne mangerez pas que des vieilles pierres en nous suivant à travers ce périple, nous verrons aussi plein d'autres choses, et ce grâce à la diversité des paysages, à la beauté des villes coloniales, à la cuisine mondialement réputée du Mexique (que vous ne verrez qu'en photo nous en sommes désolés 😋), et à la gentillesse des Mexicains et des Guatémaltèques qui j'espère seront heureux de nous faire découvrir leurs pays ... Alors prêts?




L'arrivée à Mexico

C’est fait on est au Mexique!!! Quatorze heures d'avion dans les pattes fesses, c'est à la fois long et court. Si long et éprouvant lorsqu'il faut rester toutes ces heures assis coincé entre deux sièges, mais aussi tellement rapide quand on imagine qu'il y a quelques siècles seulement, les galions Espagnols mettaient plusieurs mois à traverser l'Atlantique, sans même être sur d'arriver à destination. A cette époque on ne se plaignait pas du jetlag, les risques étaient bien plus réels. Entre les tempêtes et les pirates qui pouvaient mettre un coup d'arrêt immédiat au voyage et le scorbut qui avait une fâcheuse tendance à faire tomber les dents, on était sacrément heureux d'arriver.
C'est aussi notre cas, on est contents de poser pied à terre. Comme prévu Monica et Patrick nous attendent pour nous amener à notre hôtel. La classe. Mais pour le moment ce sera dodo, il est 5h00 Paris s'éveille et nous nous couchons.

Mexico Ciudad

Quelle drôle de capitale que México. Imaginez un peu. Plus de 20 millions d'habitants perchés à quelques 2200m d'altitude. Même la station de ski de Val Thorens chez nous est moins haute. Nous allons y rester quelques jours.

Mexico est différente des autres capitales d'Amérique Centrale. Son centre historique abrite des musées et des monuments qu'il faut aller voir de plus près. Mais surtout on y trouve les restes du Temple Mayor, petite pépite archéologique, unique témoin du passé pré hispanique de la ville, unique vestige de la civilisation Aztèque qui régnait ici en maître  avant l'arrivée des expéditions espagnoles.

Mais Mexico c'est aussi la grande place de la Constitution, appelé "Zocalo"  la cathédrale,  et le Musée National qui abrite les peintures de Diego de Riviera, le mari de l'artiste mexicaine Frida Kahlo.

México




Après un petit tour au Zocalo, place centrale de Mexico, nous avons visité le Palais national et les peintures muralistes de Diego Rivera.
Notre "cantina" de midi justement appelée "El Popular" nous a nourri largement à petit prix.
Et la visite du Templo Mayor l'après midi nous en a mis plein les mirettes !




Le Templo Mayor, ruine de la grande cité Mexica ( Aztèque) a été découvert en 1978 lors de travaux d'électrification. Depuis 1700 pièces archéologiques et 7 murailles ont été retrouvées. 





La visite du musée d'anthropologie de Mexico nous a donné un avant goût des merveilles que nous allons rencontrer dans ce vaste pays.
Une reconstitution du site de Campeche et un Chac-Mool ( là où les Mayas déposaient les cœurs arrachés lors de leurs cérémonies sanglantes) nous ont fasciné ainsi que les tétes géantes Olmèques 





Et voici los "Voladores"... Un rituel qui se compose de l'escalade d'un poteau de 30m à partir duquel les danseurs se jettent dans le vide accrochés par les pieds. Le rituel était censé combattre la sécheresse.

Nous rencontrons de gros problèmes informatiques....


Vous vous demandez sûrement ce qu'il nous arrive. Pourquoi toutes ces petits articles avec juste deux photos....
Non nous n'avons pas abusé de la tequila !!! C'est juste que notre tablette qui nous sert à rédiger le blog refuse de fonctionner depuis notre arrivée, alors on se débrouille avec nos smartphones, et ce n'est pas évident.
Patience donc, peut être tout rentrera dans l'ordre prochainement.


Musée maison de Frida Khalo





Aujourd'hui nous allons visiter la maison de Frida Khalo à Coyoacan (lieu des coyotes en nahua). Hier nous avons passer la soirée avec nos amis mexicains qui nous ont expliqué la vision de la vie et de la mort ici au Mexique.
En résumé la vie n'est rien et c'est pour cela qu'elle est joyeuse. 



Frida Khalo est bien  mexicaine!





La visite de la maison bleue de Frida Khalo débute par le jardin, représentatif de la flore mexicaine et agrémenté de sculptures pré hispaniques. À l'époque de Frida, chats, perroquets, singes et chiens accompagnaient leur maîtresse lors de ses promenades.


Frida, après une enfance marquée par la polio eut un grave accident de tramway et fut obligée de porter un corset toute sa vie. Elle sublima ses douleurs physiques dans une peinture colorée et onirique.


Amputée d'une jambe et percluse de douleur, son dernier tableau " Viva la Vida" est un hymne à la vie.





Le style vestimentaire de ce personnage haut en couleur inspire de nos jours de grands couturiers.




Sa maison est aussi belle que ses vêtements. Voici sa cuisine typiquement mexicaine et son atelier de peinture.


En fauteuil roulant, elle déclara "
je n'ai pas besoin de pied , j'ai des ailes pour voler ".



Les Aztèques

Parmi les dizaines de civilisations pré hispaniques qui ont peuplé l'Amérique Centrale, les Aztèques restent une des plus connues en Europe. Est ce à cause de leur histoire plutôt atypique ou de leur fin si tragique?
L'histoire des civilisations pré hispanique n'est pas parfaitement connue de nos jours, et les experts ne sont pas tous d'accord y compris sur celle des Aztèques (qu'on appelle ici Mexicas), mais comme il faut bien choisir une version, ce sera celle qui est la plus communément admise de nos jours, joyeux mélange de faits relatés dans les codex de l'époque et de récits mythologiques.
Ce furent des peuples vivant au nord de l'actuel Mexique, qui vers la fin des années 1100 se mirent à migrer vers le lac Texcoco (aujourd'hui asséché). Après plusieurs dizaines d'années d'errance, soit au début du XIVeme siècle, ils décidèrent de se fixer dans ce bassin lacustre et y fondèrent la cité qui deviendra plus tard la grande Tenochtitlan. Ce lieu ne fut pas choisi par hasard, ils y furent guidés par "Huitzilopochtli", le dieu de la guerre et du soleil en personne, et c'est un aigle posé sur un cactus tenant un serpent dans son bec qui servi de signal (il est toujours présent dans le drapeau mexicain). La cité fut donc construite sur un ilot au milieu de ce lac. Ces nouveaux arrivants étaient de bons bâtisseurs, de solides guerriers, ils ne tardèrent pas à dominer la région, assujettissant au passages les peuples qui se trouvaient dans le secteur, leurs imposant de payer des tributs en denrées matérielles et alimentaires, leur prélèvant même quelques fois de jeunes adolescents pour leurs cérémonies sacrificielles, ils savaient s'amuser à cette époque.
Tout roulait parfaitement pour nos Aztèques, et la Cité de Tenochtitlan à la fin du XVeme siècle rayonnait de toute sa puissance à travers la région. Elle comptant à son apogée environ 200000 personnes, une des plus grande ville de cette époque. Malheureusement au début du XVIeme siècle, les conquistadors espagnols, avec à leur tête le terrible Hernan Cortés, débarquent dans la région et attirés par l'odeur de l'or vont réduire tout ce bel empire à néant. En 1521 tout est plié et de la grande cité lacustre il ne ne reste pratiquement plus rien. Les colons espagnol ne vont d'ailleurs pas s'arrêter là, sur la lancée ils vont conquérir tout le territoire semant la mort un peu partout. En un siècle d'occupation la population d'autochtones passera de 20 millions à un peu moins de 1,5 millions d'habitants. Les maladies comme la variole et le typhus alors inconnus dans cette partie du monde firent de lourds ravages, à peine plus que les mauvais traitements infligés par les Espagnols. Exit donc la belle civilisation Aztèque après à peine 200 années d'existence, avec seulement 20 empereurs qui se succédèrent, son histoire est des plus courte. Comble de malchance, la cité de Tenochtitlan ayant été détruite, il ne restera pratiquement aucun monuments attestant de la grandeur de leur civilisation. 
Sauf que, c'est sur l'emplacement de la capitale Aztèque que fut bâtie la ville de Mexico. On fini par assécher le lac Texcoco responsable d’inondations récurrentes dans les années 1800, et la tentaculaire mégapole se développa sans s'occuper plus que ça des vestiges Aztèques enfouis dans son sous sol. La civilisation Aztèque allait elle tomber aux oubliettes ?
En 1790 au cours de travaux de pavage réalisés dans la ville, des ouvriers tombèrent sur une pièce superbe  "La Piedra del Sol". On se doute à l'époque que le sous sol regorge de témoignages de la grande civilisation disparue, mais on pense que les vestiges sont surtout concentrés sous la cathédrale... Du coup on ne fait rien. Il faudra attendre les travaux d'électrification d'un quartier du centre historique en 1978 pour mettre à jour une nouvelle pièce majeure représentant la déesse de la lune "Coyolxauhqui", pour que les autorités mexicaines se décident à réaliser des fouilles en règle. On rase pour ce faire plusieurs bâtiments près de la cathédrale et on fini par mettre au jour  les restes de "El Templo Mayor" la grande pyramide centrale qui fut le coeur de la capitale Aztèque. On extraira dans la foulée des milliers d'objets de tous les jours, des statues, des outils, des bijoux, tous ces trésors sont gardés au musée de l'anthropologie et sur le site des fouilles, en plein centre de Mexico.
La dernière pièce imposante sera extraite en 2006, il s'agit d'un disque de pierre de plusieurs tonnes représentant la déesse "Tlaltecuhtli". 

Même si le site archéologique qui se trouve à côté de la cathédrale n'est guère impressionnant (tout ayant été détruit lors de la prise de Tenochtitlan) les objets découverts ont permis de mieux connaître cette civilisation, et de pouvoir enfin admirer leurs réalisations.

La Piedra del sol


Fragment de décoration du temple


"Chac-mool", on y exposait le cœur des guerriers vaincus


"Tlaltecuhtli" déesse de la terre extraite en 2006

"Coyolxauhqui" déesse de la lune

Visite du site de Theotihuacan

Après pas mal de soucis chez le loueur (nous ne pourrons pas sortir du pays avec la voiture donc pas de Guatemala) et pas mal de détours pour trouver notre route, nous voila enfin sur le site.
Ce soir nous allons assister à un son et lumière sur les pyramides on espère que ce sera bien car je pense qu'on va se les geler...
Teotihuacan, la Pyramide de la lune

Ça caille un max ici !!!

Le spectacle son et lumière de Teotihuacan 

Vous avez déjà eu froid??  Vraiment froid, à claquer des dents, à avoir mal à la tête? ?
Moi ça m'est arrivé en moto, en hiver en France... Jamais dans un pays réputé chaud!!
Hier nous avons assisté à un spectacle son et lumière projeté sur la grande pyramide du soleil







Notre logeuse qui était là lorsque nous étions prêt à partir pour le spectacle, à tenu à ce que nous partions mieux vêtus. Mais voilà, dans les valises nous n'avions pas prévu trop de pulls (réchauffement climatique oblige), alors elle est allée piocher dans ses armoire et nous a rhabillé chaudement... Heureusement car même comme ça ce fut une épreuve.
Le spectacle est envoutant, tant par l'emplacement que par le son et lumières, difficile à rendre en photos, désolé, fallait venir...
Aujourd'hui 30 janvier nous commençons à descendre vers le sud du pays, timidement c'est vrai puisque notre destination n'est qu'à un peu plus de 100 kms. Mais compte tenu de la performance que nous avons réalisée hier pour faire les 50 kms qui séparaient Mexico de Theotihuacan, on reste prudent.

La ville de Puebla

Quatrième ville du Mexique,  le centre ville de Puebla surprend par sa sérénité de ville provinciale. Il faut dire que nous sortons de la bouillonnante Mexico !
Les ruelles sont colorées





Ici aussi on retrouve des représentations  de l'iconique Frida Khalo.


Son marché d'artisanat se nomme "Le parian".
 On dirait un souk oriental mais son protecteur semble bien être un saint catholique


Des amuses gueules sont proposés  aux passants



Nous ignorons ce qu'est la poudre beige mais à côté ce sont....des sauterelles. Nous avons goûté, ce n'est pas terrible. Peut être avons nous oublié la pointe de citron.

La visite du musée de la révolution à conclu la journée.
Nous nous sommes un peu perdu dans la suite de revolutionnaires, de coups d'états et d'assassinats de présidents qui ont précédé le long règne de Porfirio Diaz.







Demain nous essayerons d'aller voir de plus près le village de Chochula et les 2 grands volcans : Le Popocatapelt et le Ixtaccihuatl.

Les volcans de la Cordillère Néovolcanique. 

A environ 50 kms de Puebla, la ville où nous sommes depuis hier, il y a deux beaux volcans. L'un toujours en activité, l'autre endormi. Le nom du premier rappelle nos cours de géographie, c'est le Popocatapelt, ici on le surnomme "le Popo". L'autre a un nom à coucher dehors et ne crache même plus tellement il est endormi, c'est l'Ixtaccihualt'.

A gauche le Popo, à droite l'autre avec son nom imprononçable 

Marie en parlait à la fin de son article hier soir, nous avions décidé de rendre visite à nos deux imposants voisins, ils font quand même tous les deux plus de 5000 mètres.
Mais voilà pas que ce matin, alors que je prenais ma petite douche matinale, Marie me crie d'un air affolé
"Alain y'a le Popo qu'a pété hier après midi, on en parle sur l'Express"
Le temps que je décode l'info, elle me montre l'article en question, et effectivement on parle d'explosion et d'une colonne de fumée de 3kms de haut. Après quelques minutes de réflexion pendant lesquelles on envisageait déjà de quitter immédiatement les lieux, en abandonnant toutes nos affaires ici à Puebla, nous nous sommes repris et nous avons décidé d'aller voir ça de plus près comme c'était prévu initialement.

Perchés tous les deux sur un point haut on a attendu en vain l'explosion

Évidemment, ce ne fut pas ce moment que choisit le volcan pour nous relâcher un pet sulfureux. Il nous a fait ça alors que nous étions en voiture coincés dans les embouteillages, un peu comme un gamin qui aurait pas eu sa couche... Quand on vous dit que la nature est pénible...

On espère qu'il va patienter un peu avant d'entrer en éruption 

Les dernières alertes datent de 2005, 2012, 2013, ce serait bien pour nous s'il pouvait attendre encore quelques jours de plus.

Nous voulions également visiter quelques villages "magiques". Au Mexique seul 23 villages ont droit à cette dénomination, nommés  ainsi car ils ont préservé leur cachet et leurs traditions.


Cholula est connue par son église construite sur ce qui semble être une butte mais est en réalité une....pyramide.
Cette pyramide aujourd'hui recouverte de terre est deux fois plus large que Kheops sa consoeur egyptienne. 
Par temps clair on peut voir le Popocatapelt en arrière plan

photo internet


Tonantzintla est caractéristique par son église exceptionnelle ultra baroque et couverte d'or,  les artistes indigénes donnèrent des traits indiens aux angelots, les ont coiffés de panaches de plumes et sculterent  des guirlandes de fruits tropicaux et de maïs




Atlixco est une petite ville au pied du Popocatapelt





Ici le séisme de 2017 a laissé des traces



Son Zocalo (place centrale) est charmant



Et surtout on y mange les spécialités de la région de Puebla.


El mole Poblano : poulet sauce cacao légèrement épicé saupoudré de graines de sésame 

Demain nous changeons de région  ( si le Popocatapelt nous laisse tranquille ).
Oaxaca nous voilà ! 

Oaxaca

La route reliant Puebla à Oaxaca fut une agréable surprise.
Traversant de grandes étendues désertes elle nous a fait penser aux routes Californiennes bordées  de Joshua Tree.






Oaxaca est à la fois une ville très belle et très vivante. Haut lieu contestataire, toutes sortes d'expressions et de manifestations peuplent ces rues.

Ici des indiennes de San Miguel de Copola en grève de la faim pour la reconnaissance de leur droit de veuves suite aux massacres de leurs maris par un groupe para militaire.



Là un appel à la grève générale pour l'augmentation des salaires.


Plusieurs familles indiennes vivent sous des tentes sur le Zocalo suite à la destruction de leur village.
Ici tout se mêle , contestataires, gens du spectacles, indiennes, vendeurs des rues et artistes.








Oaxaca est une ville extrêmement attachante par son authenticité et son dynamisme 



Oaxaca et le chocolat 

En arrivant dans cette ville, nous ignorions que nous arrivions dans la Mecque du chocolat.
Des sacs de fèves de cacao sont posés devant les devantures des magasins




Les fèves sont directement broyées et mélangées avec du sucre, de la canelle, des amandes, de la vanille...




Le mélange obtenu permet de préparer les fameux chocolats de "agua" ou de "léche"


Et de se régaler !

6

Les marchés embaument d'une douce odeur chocolaté.
Il y en a pour tous les goûts,  même pour les clients diabétiques


Des gros morceaux peuvent être achetés pour trois fois rien.


A consommer avec modération !


Oaxaca et les femmes

Lors des nombreuses manifestations qui parcourent cette ville, nous avions remarqué la présence très importante des femmes indiennes zapotèques. 


Chez les zapotèques,  les femmes sont chefs de famille, contrôlent la richesse et représentent la communauté à l’extérieur
Les filles transmettent le nom, les terres et les biens.
Lorsque les familles n'ont pas de filles, un de leur fils peut être un "homme au coeur de femme" et devient le meilleur de leur fils.
Ici les homosexuels hommes (homme au cœur de femme) sont reconnus comme un troisième genre.

L'expédition au site Zapotèque de Monte Alban

À une petite dizaine de kilomètres de la ville d'Oaxaca on trouve sur le site archéologique de Monte Alban. les vestiges de l'une des plus grandes villes Zapotèques du pays. Nous avons décidé ce matin d'aller la visiter. En France, pour nous y rendre, on aurait sans doutes fait le chemin à pieds (enfin je pense) mais ici au Mexique c'est une autre histoire, l'altitude. la chaleur, la circulation, on a pris notre petite Chevrolet, j'ai dit à Marie tu verras ce sera quand même plus simple... Conduire une voiture au Mexique en dehors des agglomérations ne pose pas trop de problèmes. Par contre en ville c'est une tout autre histoire. Une fois intégré le fait que le code de la route que tu connais ne veux rien dire ici, que les rois de la route sont d'abord les bus et les camions et que la chaussée est souvent complètement défoncée, y'a plus qu'à essayer de suivre les indications de Marie (elle confond souvent sa droite et sa gauche) qui me guide avec Google Maps. Monte Alban, c'est un site perché à presque 1000 m au dessus de la ville d'Oaxaca, autant dire que pour y arriver on s'attendait bien à grimper quelques côtes, mais nous n'avions pas vraiment prévu de faire de la varappe avec la voiture.

A ce moment là on est dans notre phase ascention...Oaxaca est tout en bas
Oui mais voilà un GPS c'est bête. Ça n'a que faire des contraintes physiques comme le pourcentage de pente ou l'état de la route, alors, lorsque même en première notre voiture a fini par ne plus vouloir avancer on s'est dit qu'il allait falloir changer de tactique. Heureusement c'est à ce moment là que deux jeunes en pikup nous ont indiqué la route qu'il fallait suivre, nous étions sauvés.
Mais revenons à nos Zapotèques. Voila encore un peuple important qui a régné bien avant que les Espagnols n'arrivent. On pense qu'ils se sont installés dans la région d'Oaxaca vers les -500 avant JC. La période la plus glorieuse de leur civilisation semble se située de 300 à 800 après JC, soit sensiblement à la même période que celle de Téotihuacan. À partir du XIeme siècle la cité cesse de croître et décline progressivement, on ne sais pas très bien pourquoi. Ils laissent un site très intéressant et les fouilles qui eurent lieux au XIXeme siècle permirent de retrouver des objets superbes qui attestent du savoir faire de ces populations.

Le site vu du côté nord


Femme gouverneur au masque de jaguar.

De nos jours on ne sait toujours pas à quoi servaient tous les bâtiments. Celui là on l'appelle "système 4"
Monolithe de pierre qui aurait pu servir à indiquer l'heure, la saison selon la taille et la position de l'ombre projetée 

Enceinte dans laquelle on jouait à une sorte de jeu de paume (encore qu'on semblait y jouer avec les coudes les hanches et les genoux) il ne s'agissait pas uniquement de jouer, on pouvait aussi y régler des conflits entre personnes.

Il y a aussi toute une galère de personnages graves sur des monolithes,  on ne sait pas s'il s'agit de guerriers, d'andicapés ou de symbole de la fertilité. Les dessins sont très stylisés et semblent représenter des hommes nus qui dansent. La encore, on n'en est pas sur...

Une des plus belles pièces trouvées dans la tombe N°7 un crane incrusté de turquoises.


A Oaxaca, Samedi, c'est le jour des mariages...
Mais pas que !

Au petit déjeuner...
première  bandas


Et en quel honneur, avons nous pensé? 
L'explication est un peu surprenante.
 On voit des Mexicains,  femmes, hommes et enfants se promener à n'importe quelle heure de la journée avec de gros poupons religieux dans les bras.
Et aujourd'hui il s'agit de ramener ces "petit jesus" dans leurs églises...en déambulant joyeusement au rythme de la musique et en lançant des bonbons aux passants !




Dans la matinée....
à la sortie des églises nous avons repéré un drôle de manège...


Des gars sur des échasses. ..


De belles mexicaines en costume traditionnel....
Une " grosse sucette" avec prénoms accompagné de géants. ...

Tout ce petit monde attend les....

 
...mariés! 


Le soir venu....
Vacarme général.
C'est le début du carnaval !





On en a pris plein les oreilles et plein les mirettes !

Nous sommes également allés au  musée des cultures situé dans l'impressionnant couvent Santo Dominguo. Ce musée présente l'histoire de la région d'Oaxaca de la préhistoire à nos jours. Voici quelques statuettes pré hispaniques.




Les jardins du couvent se visitent aussi par la volonté de trois hommes qui ont réussi à éjecter les militaires qui s'étaient installés dans le couvent depuis deux siècles et à éviter la construction d'un hôtel de luxe .




Sous la domination Espagnole, la région d'Oaxaca était riche car elle élevait la cochenille sur les cactus racket pour en faire le colorant rouge carmin.
Les Espagnols ont laissé les indiens réaliser ces cultures ce qui fait qu'aujourd'hui encore, la terre leur appartient de façon communautaire.

Dimanche 4 Février

Aujiurd'hui départ pour Mittla site Mixteque du 14eme siècle en suivant la route du 
Mezcal


Les Espagnols à leur arrivée à Mitla on construit une église en plein milieu du site.






On a découvert ici une tombe avec 400 objets dont 121 en or pur !

En revenant nous nous sommes arrêtés à un marché d'artisanat puis à un  marché indien très vivant.




Un village de tisserand nous a accueilli pour le repas de midi.







Enfin un arbre deux fois millénaire nous attendait à Tulé.



Lundi 5 février 

Fait plaisir à ton corps, va chercher bonheur au soleil, va te rouler dans le sable, va...va...

Aujourd'hui on change de coin . Oaxaca c'est une jolie ville, certes, mais ça manque de palmiers, de sable et de surfeurs. On a donc mis le cap sur Puerto Angel, petite station balnéaire dans laquelle on devrait pouvoir assouvir notre envie de farniente au soleil. Faut dire qu'il faut un peu la mériter cette pause sur le Pacifique, car en partant de Oaxaca c'est 250km de petits virolos en montée en descente avec de temps en temps des pans de montagne qui ont envahi la route, et dans un virage de préférence... Maintenant le supplice est terminé, nous sommes installés dans un petite chambre face au Pacifique, c'est qui les rois du pétrole???

On voulait du cocotier...

Du farniente sous les parasols...


On rêvait d'oiseaux exotiques...
 De lagons transparents...


Et, pourquoi pas de pinups bronzées 


Et bien on a tout eu 😆😆😆 et même plus...


Que se passe t il ?

Il est trois heures du matin, nous ne dormons pas. Nous sommes couché tout habillé dans le lit malgré la chaleur. Nous avons préparé et déposé près de la porte un sac avec passeports et médicaments
Pourquoi donc ?
Une petite secousse sismique nous a réveillé il y a une heure.
Oh rien de grave! Mais la première fois cela surprend...
Bon maintenant faut se rendormir.

Le lendemain au petit déjeuner notre logeuse nous demande si nous n'avons pas eu trop peur. Il s'agissait d'une petite secousse, il y a quelques mois de grosses secousses ont fissuré sa maison et elle a tellement eu peur qu'elle a pris un souffle au cœur...

Nous décidons d'une journée farniente .
Une succession de crique et de plages s'offrent à nous.
Puerto Angel ou nous logeons est un petit port de pêche 

Chez "Gunty et Tomas"


La crique suivante abrite la plage "Zipolite". Une des rares plages mexicaines  a  accepter le naturisme. Ses hébergements sont perdus dans la Jungle des collines




Le village d'Agustinillo possède quand à lui plusieurs belles plages familiales



Enfin le village de Mazunte héberge une partie de la communauté hippie de la cote pacifique.




Demain  départ pour le Chiapas, à Saint Christobal de Las Casas, le voyage va durer deux jours.
Finalement, heureusement que le loueur nous a refusé le passage au Guatemala car jamais nous aurions pu faire une telle distance.
Et petit point négatif mais temporaire, nous allons quitter les températures estivales de la côte pour le rude climat des montagnes...

Jeudi 8 février

Ce matin nous retournons au Mexique. Ceux qui suivent le blog avec attention se demandent surement quand donc nous en étions sortis??? Jamais 😆😆😆, en fait nous étions juste sur le littoral, mais comme j'exagère toujours un peu, j'ai tendance à trouver que quelque soit le pays visité, les stations balnéaires sont toujours un monde à part, on le ressent ici aussi, même si à bien des égards c'est plutôt moins grave.

C'est vrai qu'ici le littoral n'est pas complètement bétonné !!!

C'est sur les prestations culinaires que l'omniprésence de nos amis anglo-saxons dans la région se fait surtout sentir, et nous avons vite soupçonné l'arrivée de nourriture type "Findus" dans nos chères cantinas. Mais il faut rester honnête, avec un soupçon de persévérance, nous avons toujours  réussi à remplir nos assiettes de poissons tout frais péchés.
Donc aujourd'hui c'est roulage jusqu'à la petite ville de Tonala, dans laquelle nous faisons étape avant de rejoindre St Cristobal de Las Casas dans l'état du Chiapas. La route est bien plus facile que celle de l'autre jour, et de nombreuses fois j'ai regretté de ne pas être avec Harlette (c'est le nom de ma Harley... Quand même... Qu'alliez vous penser, Marie écris dans ce blog quand même!!!). Sur le coup des 14h30, arrêt dans un petit "comedor" sur le bord de la route 200. Le patron est en pleine sieste, il faudra le réveiller pour pouvoir nous faire servir deux beaux morceaux de viande (du zébu??) servis avec crudités, galette de maïs (pas du Findus) et des bières, le tout pour 5€ chacun... Ça fait du bien de se retrouver au Mexique!!!

Sur la route nous avons traversé de gigantesques champs d'éoliennes

Vu des manguiers en pagaille

Pour finalement entrer dans les terres du sous commandant Marcos

Vendredi 9 février

Nous avons effectué les 250 km qui nous manquaient pour rejoindre Saint Cristobal de Las Casas, sans encombre....

Si si, c'est une voie à double sens de circulation!!!
....Même si le code de la route mexicain nous échappe encore un peu.



Arrivés dans cette jolie ville de montagne, à 2200 mètres, ancienne capitale du Chiapas

San Cristobal de las Casas

Indiennes et touristes se côtoient dans les rues.


Des enfants présentent des danses folkloriques sur le Zocalo


Mais la fougue révolutionnaire du sous commandant Marcos ne transparaît presque plus dans les rues.



Et contrairement à la vivante Oaxaca,  le tourisme a quelque peu banalisé l'âme de cette ville.
Demain nous sortirons un peu des ruelles touristiques, retrouver peut être les "Chiapanecos".

Ce matin, nous souhaitons aller visiter le musée de la médecine maya situé à 1km5 de notre hôtel.
Nous quittons donc les rues touristiques et nous retrouvons en plein dans un des plus grand marché indien du Mexique.
Les femmes ont les bras souvent chargés de leur dernier né.


Les indiennes Tzotziles sont reconnaissable à leur grande jupe noire en peau de mouton.

Tandis que d'autres indiennes portent de large ceinture sur d'élégant chemisier.


Les appareils photo ne sont pas vraiment les bienvenus ici, mais dans le brouhaha du marché, personne ne s'est offusqué de mes quelques photos.
Les villages Tzotzilles sont eux très réfractaires à la prise de photo de leur rites religieux.
Nous avons choisi délibérément de ne pas faire cette visite ayant peur de ne pas nous sentir à notre place.

Cet après midi nous sortons du quartier indien et découvrons que San Cristobal de Las Casas ne se résume pas aux rues piétonnes le long du Zocalo envahies de routard vieux et jeunes.
Des placettes et ruelles tranquilles et ensoleillées...



..Où un cireur de chaussure rendra un peu de dignité à nos chaussures 


De retour à notre hôtel, nous engageons la conversation avec de jeunes mexicaines en costume traditionnel.
Apparemment la France les fait rêver (ou c'est moi 😆😆), j'ai beau leur dire qu'il y fait très froid chez nous et que j'ai plus de 60 ans, rien n'y fait, elles veulent venir... Ahhh la "French touch"






La grande robe fleurie noire est le costume traditionnel de Corso de Chiapas. 
Demain nous irons dans ce village pour louer une lancha afin de descendre le canyon du Sumidero.
Et là météo annonce 36°C...trop chaud...trop froid..jamais content !

Dimanche 11 février

Canyon de Sumidero

L'état du Chiapas est traversé par la rivière Grijalva. Les Mexicains ont installé sur son parcours un barrage (du nom de Chicoasèn), un peu en aval de la ville de Corto de Chiapas. Il y maintenant un grand lac artificiel dont l’extrémité s'étire jusque dans le canyon de Sumidero. On peut naviguer de la ville de Corso de Chiapas jusqu'au barrage, cela représente une bonne dizaine de kilomètres qui se font en "lancha" sorte de grande barque fine, équipée de deux moteurs de 150 CV ça décoiffe...

A vue d'oeil de motard ce petit bolide avance à peu près à 60km/h
A ce rythme la ballade dure presque deux heures avec les nombreux arrêts. Sur le bateau avec la vitesse on n'a pas chaud, mais des qu'il s'arrête on cuit.

Les parois surplombent le cours de la rivière d'environ 700m au plus haut. Ce n'est pas la rivière qui a creusé ces gorges, il s'agit d'une faille géologique 

Sur les bords des petites bêtes sympas se dorent la pilule au soleil, même pas un volontaire pour aller poser à côté de ce gros lézard!!!

Si de ce côté ci du barrage ce n'est guerre impressionnant vu que le lac est bien rempli.

Nous n'avons pas pu aller  voir de l'autre côté du barrage, aussi suis-je allé pêcher une photo sur internet, c'est dommage de n'avoir pas pu aller sur l'autre face, tout en bas...

Vu de l'autre face, c'est autre chose non??? Admirer la route qui passe sur le flanc du barrage... Flippant non? (Photo: Papelavia La Crayola)

Mais la journée ne s'est pas arrêtée là vu qu'on pouvait monter en voiture admirer ces gorges du haut de miradors spécialement construits pour ça, on vous laisse déguster.











D'habitude nous emmenons avec nous pléthore d'appareils photos, de zooms et autre babioles optiques qui me font suer pendant tout le voyage. Cette année, nous avons décidé d’arrêter cette gabegie de technologie, nous avons fait dans l'efficacité, enfin on croyait.   Marie a pris avec elle un petit compact qui fait des photos bien floues et dont l'objectif attire les poils et les poussières, moi je travaille avec mon téléphone. Alors soyez indulgents SVP!!!

Lundi 12 février 

Départ pour Palenque.
Le voyage avait pourtant bien commencé, avec de jolies pancartes typiquement mexicaines, disséminées le long de la route :


Après quelques heures de voitures dans un joli paysage de montagne


Un premier détail nous surprend


Un péage mis en place par les villageois (dit "révolutionnaire") nous attend au village suivant...100 pesos..(5€) nous payons de bonne grâce,  c'est moins cher que l'autoroute pensons nous ! 
Mais quelques 50 kilomètres plus loin, autre barrage, plus question de payer, c'est fermé jusqu'a 6h du soir !
De plus la grande ville de Ocosingo qui est sur notre route est bloquée elle aussi, à l'entrée et à la sortie.
Que faire ?
Pour nous aider, un mexicain nous indique un détour pour éviter les trois barrages suivants, en nous précisant "faudra demander aux communautés le droit de passer"
Voici notre carte au trésor;

L'IGN n'a qu'à bien se tenir!!!

Après quelques hésitations,  nous choisissons ce chemin. Et nous voici sur une piste caillouteuse au milieu des villages indiens.

 Nous sommes passés, discrètement, sans prendre de photo.
Tout c'est déroulé sans encombre.
 Et nous voici ce soir à Palenque au calme dans un bungalow... sous une pluie diluvienne ! 
Le Mexique ce n'est pas de tout repos. 
Sur les actus de la régions, nous avons lu qu'un affrontement mortel entre les communautés et la police avait eu lieu le 26 janvier. Nous pensons que la ville d'Ocosingo est bloquée à cause de cela.
Enfin nous sommes arrivés à bon port, demain visite des ruines et de la réserve de Palenque au programme. Et surtout détente !

Mardi 13 février 
Visite du site Maya de Palenque 

On ne vous ment pas, nous sommes bien à Palenque


On nous avait dit, vous verrez à Palenque il y a un magnifique site Maya qui n'a pas à rougir de son voisin le célèbre Chiche Itza, et en plus, en vous rapprochant du Yucatan vous allez retrouver un climat plus "tropical". Pour ce qui est du climat on a vu ce que signifiait le terme "tropical". Ici il pleut toutes les heures, une bonne grosse douche chaude, et puis après grand soleil histoire de tout sécher, pas besoin de plus d'explications pour comprendre pourquoi tout est vert fluo.
Pour ce qui est du site Maya, dès 8h00 du matin nous voilà à pied d’œuvre pour une visite en condition tropicale. Ce site a été découvert en 1773 par un religieux Espagnol. A l'heure d'aujourd'hui seul 10% on été mis à jour. Pour l'anecdote, au début des fouilles, les bas reliefs représentants des têtes de personnages Mayas furent pris pour des Égyptiens, voire des Tahitiens... Ils avaient l’œil à l'époque, ou peut être l'envie de ne pas reconnaitre l'ampleur de la civilisation précolombienne.

En arrivant sur le site, le temple des Inscriptions


Tout le charme de ce site provient de l'alliance des ruines et de la végétation dans une brume de pluie due à la chaleur.


Le "Palais" est surmonté d'une tour d'observation astronomique.


Certains, ici se prennent à  rêver à Indiana Jones...


Pendant que d'autres escaladent le temple du soleil



C'est vrai qu'avec ces temples incrustés dans la Jungle, on a vite fait de se prendre pour des explorateurs. Et à ce titre on a même essayé de comprendre un peu le système d'écriture de nos Mayas. Les linguistes appellent leurs signes des "glyphes". 
Je vous rassure tout de suite, on a vite abandonné l'étude vu la complexité de l'affaire. Mais l'histoire de son décryptage est intéressante. Je vais la faire courte car c'est long et plein de rebondissements. 
Avec quelques 800 signes différents on ne pouvait parler ni d'une écriture alphabétique, trop de lettres, ni d'une écriture idéographique (comme le Chinois), pas assez de signe. On s'est rendu compte assez récemment que les glyphes correspondaient à des syllabes. C'est un officier russe qui fit cette découverte en 1945 en étudiant de vieux documents qu'il avait trouvé à Berlin pendant la guerre. Ce n'était pas un spécialiste de la culture Maya, mais il arriva a traduire certains "mots" comme des nom de ville connu ou des patronymes de personnages importants. Vu qu'il était Russe, les savants occidentaux se moquèrent de ses découvertes jusqu'à ce qu'un jeune homme de 15 ans David Stuart en vacances avec son père archéologue sur un site Maya, et s'inspirant du travail de cet officier russe, fasse faire un bond important au décryptage de cette écriture en comprenant qu'un même son peut être représenté de façon différente selon l'humeur de l'écrivain. Depuis on est arrivé à traduire de nombreux autre textes, mais il paraît qu'il reste tout de même quelques zones d'ombre. Avis aux amateurs de casse-têtes...


Les Glyphes sont à droite et à gauche de la fresque

Devoir du soir, traduire ce texte Maya en bon Français 

L'après midi nous sommes passés en mode détente. A côté de notre hôtel il y a un centre de rescapés. C'est un établissement privé un peux particulier qui recueille les anciens animaux de compagnie abandonnés ou maltraités, ceux issus de la contrebande ou même ceux trouvés malades. Nous avons été surpris par la diversité des bébêtes que nous y avons rencontrées et aussi par leur bonne santé. Certains seront relâchés dans la nature après récupération, d'autres finirons leur vie dans cette sorte de zoo.

Le centre cherche à réintroduire ce perroquet originaire de la région le "Guacamaya"

Ce charmant guépard à été un animal de compagnie 

Un peu comme ce python

Cette "spatule" n'est pas amputée, regardez bien


Même ce croco à réussi à attendrir les responsables du parc et n'a pas fini en sac à main

Ici les perroquets vivent en liberté et volent d'arbres en arbres au dessus des visiteurs 


Mercredi 14 févier 
C'est la saint Valentin, mais cela nous empêchera tout de même pas de rouler jusqu'à Campèche, dans l'état du Yucatan.
Après le Pacifique et les montagnes du Chiapas, nous voici sur la côte Caraïbe. 





La douceur du climat et le calme de la mer nous surprennent agréablement.

La ville de Campeche semble très jolie, elle est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité.


C'est la ville idéale pour fêter la Saint Valentin en buvant des margaritas !



Nous logeons à l'hotel Mision Campeche


C'est une belle maison coloniale, bien équipée, le personnel y est attentif et charmant.


Idyllique, non ?
TOUTE la nuit, un bruit de night club assourdissant est venu briser cette harmonie et surtout empêcher tout sommeil !
Et voici notre tête après cette nuit...



Jeudi 15 Février

Malgré notre nuit blanche, nous partons à la découverte de...


Cette ville côtière à été fortifiée suite à nombreuses attaques de pirates


Ce qui permet à Marie de jouer les Maryline sur les fortifications 

Ma Pepette se la joue Marilyne !!!


Ses arcades colorées ainsi que son bord de mer nous montrent une autre image  du Mexique




Demain (après une deuxième nuit blanche à l'hôtel Mision. .), nous partons vers Progresso, toujours sur la côte. Nous avons décider d'éviter la ville de Merida,un peu trop importante à notre gout, nous verrons ainsi si le charme de la côte Caraïbe persiste.
Nous profiterons sans doute pour visiter le site d'Uxmal qui est sur notre route.

Vendredi 16 février

Nouveau tremblement de terre aujourd'hui. Il s'est produit un peu après 17h00. Il a été bien plus fort que le précédent (magnitude 7.2, il paraît que ça commence à faire) mais heureusement il n'y a pas eu de victimes. L'épicentre était sur Oaxaca, ville où nous étions encore il a quelques semaines. Nous, nous n'avons rien senti. Nous sommes maintenant sur la côte Caraïbe à environ 300km à l'ouest de Cancun. Nos amis Mexicains qui vivent dans la capitale l'on ressenti fortement, c'est à chaque fois plus dur psychologiquement. Pas facile de voyager au Mexique... Heureusement il y a des compensations.


Coucher de soleil à Progreso

Uxmal

A force de lire sur blogs et guides, que le site d'Uxmal est plus beau que Chitzen Itza (classé tout de même dans les sept merveilles du monde), nous avons décidé de visiter les deux sites afin de nous faire notre propre opinion.
Uxmal est sur notre route ce matin.

La pyramide du devin est l'élément principal du site d'Uxmal.
Son escalier dont l'ascension est maintenant interdite est vertigineux.





Les bâtiments du site sont particulièrement décoré, il s'agit du style appelé Puc.



Comme sur tout les sites, voici le terrain de jeu de balle.
Sorte de basket maya, il fallait  jouer avec les coudes, les hanches et genoux.
Sur la photo, a gauche, voici le "panier" ou devait passer la balle.



Le palais du gouverneur fait 100 m de long. C'est trop pour mon appareil photo...



Touristes et iguanes se côtoient en bonne intelligence.



Le nombre de bâtiment,  leur exceptionnel conservation et la beauté de l'ornementation en fait vraiment un site majeur du Mexique !





A comparer donc lorsque nous visiterons Chitzen itza...


Progreso


Progreso est le secret gardé des habitants de Mérida.
A 30 min de la ville, une presque ile de sable blanc enchaîne plage et cocotier. 


Très populaire, elle a un charme authentique, loin des exigences du tourisme international.


Ce sont les mexicains qui profitent de ce petit paradis d'eau translucide.




Après une matinée de baignade, en revenant, voici qu'Alain aperçoit une Harley.
Un mirage du au soleil ?


Que nenni, après discussion avec la propriétaire du bolide, il y a une ....concentration de Harley à Progreso Aujourd'hui.
C'est le paradis, déclare Alain !
L’après-midi je suis allé faire un petit tour sur place, histoire de discuter Harley avec l'autochtone. C'est un rassemblement qui a lieu pour fêter le 4eme anniversaire de la concession de Mérida. Bon les rassemblements Harley se ressemblent tous un peu quelque soient les latitudes, des motos qui brillent, des jeux bizarres et des nanas un peu déshabillées et celui ci ne fait pas exception à la règle.

Des jolies bécanes 

Des courses de Harley sur sable... La nana pas trop habillée elle est à droite... Mais vous l'aviez déjà repéré non??



Mérida

Nous voulions aller à Mérida...


...pour voir le musée de la culture Maya.


Le guide du routard conseillait fortement cette visite tout en signalant que Mérida n'était pas très jolie.
Et ben...après avoir vu les splendides musées de Mexico et Oaxaca, celui ci ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
Très peu d'objets historiques, un côté décousu et surtout une impression difficile à exprimer, ce musée n'a pas d'âme...
Nous avons vu également de tous petits musées :
Celui de Campeche, qui nous a enseigné les différends styles architecturaux Maya
Celui de San Cristobal qui nous a présenté la médecine Maya
Nous avons vu et appris bien plus de choses que dans celui ci...

Bon quelques photos tout de même :


Un "chac-mol" ou les Mayas déposaient le cœur de leurs ennemis  (heureusement qu'on le savait avant la visite du musée car ici rien n'est expliqué..)


Un trône représentant un jaguar


Sous bassement de pyramide de style Pèten ( j'espère qu'on en verra pendant notre séjour au Mexique)

Puis nous sommes passé à la visite de la ville.
Heureuse surprise, une ville aérée, de beaux bâtiments


Des calèches


De nombreuses femmes portent la robe traditionnelle du Yucatan, blanche, brodée et avec des dentelles par dessous


Une ville agréable somme toute !


Le guide du routard et nous... cela n'allait pas bien fort, mais c'est de pire en pire. ..
Demain on quitte les espaces urbain pour la réserve de Celestun.

Lundi 19 février 

Réserve naturelle de Célestun

Et si l'être humain était fait pour vivre à une température supérieure à 25°C avec les orteils dans le sable??? C'est la réflexion que nous nous faisions ce matin en déjeunant face au golfe du Yucatan. Depuis maintenant 4 jours, nous sommes dans notre petit coin de Mexique authentique, loin des supers structures destinées aux hordes d'américains. Ici beaucoup de familles de Mérida viennent faire trempette et sur la plage c'est un joyeux bazar de gosses qui jouent de parents qui braillent et de vendeurs de tout un tas de trucs que seuls les Mexicains achètent. C'est aussi l'endroit que nous aurions regretté de ne pas avoir visité, car dans quelques jours, nous serons plus près de Cancun et là-bas, on craint le pire.

Notre cantine ce matin, le bar Maya, en face de la plage

Et son plateau de fruits exotiques

Ce matin nous nous dirigeons donc dans la réserve de Célestun. C'est à une petite centaine de kilomètres de chez nous et on peut y voir paraît il des centaines de flamands roses. Sur place on trouve un couple d'Anglais qui est intéressé pour partager le prix de la location du bateau, ce sera donc une visite multiculturelle. Marie parle espagnol avec le pilote du bateau qui donne quelques explications et j'essaye de traduire à nos Anglais qui ne comprennent que la langue de Shakespeare. Idéal quand il s'agit de nommer des oiseaux ou d'expliquer la reproduction du flamand rose... A peine sortis du port on aperçoit au loin comme une coloration fluo à l'horizon, ce sont nos flamands.

Évidemment le but est de s'approcher le plus près possible des oiseaux


Sans les faire fuir

Et c'est dommage, car quand ils étalent leurs ailes pour s'envoler, elles sont de couleurs différentes

La visite se poursuit par une virée dans la mangrove

Y'a des crocos, c'est sur... Mais ils ne sont pas dangereux... dixit notre guide

Lorsque nos Anglais ont voulu demander au pilote si c'étaient des crocodiles ou des alligators, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en pensant à la célèbre blague: "c'est caïman pareil" mais va traduire ça toi!!!

On a fait une pause dans un endroit où une source jaillit du fond de la lagune, on pouvait se baigner mais personne n'à osé... peut être la proximité des crocos ???


Après cette expérience flamand roses nous sommes allés manger un morceau sur la plage, là ça m'a repris... Les orteils dans le sable, le soleil, la mer. Ce bout de côte est un coin de paradis. Ça sera aussi chouette de l'autre côté de la péninsule ? 







Mardi 20 février 

En route pour la Riviera Mexicaine, nous ferons quelques haltes en chemin.
Tout d'abord Izamal...


Cette ville à la couleur très caractéristique....


Tout ce jaune, c'est éblouissant. ..



Puis halte pour la nuit a Valladolid 



Car demain à l'aube, nous attaquons un des plus grands site d'Amérique centrale et merveille du monde Chichen Itza !

Jeudi 22 février 

La cité de Chichen Itza 

Y'a des mots comme ça qui m'évoquent tout de suite quelque chose, comme une sorte de raccourci placé à la surface de mon cerveau. Chichen Itza en est un, et avec téquila et sombrero ça m'a toujours fait penser au Mexique 😥😥. Mais ça c'était avant, avant que je ne m'éduque un peu sur les civilisation précolombiennes, et que je réalise que même s'il est un des sites les plus connus, Chichen Itza n'est pas le seul. Ces sacrés Mayas en ont bâti plein d'autres, du sud du Mexique, au Guatemala, en passant par le Belize et même jusqu'au Honduras, ils ont construit des pyramides, des temples, des colonnes, des palais, le tout couvert de glyphes (le nom de leur écriture... pour ceux qui ne suivent pas) et de décorations, bref toute une civilisation que nos chers conquistadors ont ignorés royalement, quand ils ne l'ont pas tout simplement détruite pour imposer la leur. Il faudra attendre le milieux du XIXème siècle pour que commence des travaux de recherches, souvent ralentis par l'instabilité politique de ces régions et le travail pharaonique qu'il fallut fournir pour extirper ces citées de la jungle. Mais on y est parvenu, et même si de nombreuses zones d'ombres planent toujours sur l'histoire de la civilisation Maya, on connait maintenant plein de choses sur eux. Leurs écrits, enfin ceux qui n'ont pas été brûlés par les religieux Espagnols, sont décryptés à 80%, la période pendant laquelle leur civilisation à rayonné, d'environ 1000 avant JC, jusqu'à la moitié du XVI eme siècle, avec une période de domination entre 250 et 800 qu'on appelle période classique (en gros, car mème les experts ne sont pas d'accord). C'est cette période que les historiens connaissent le mieux. L'idée d'un grand monde Maya uni qui vivait en paix que se faisait certains, paraît de moins moins évident, et les théories actuelles penchent plutôt pour des rivalités importantes entre citées, avec alliances, guerres et domination.
Un peu avant l'an mil, il y eu un effondrement de plusieurs de ces grandes citées comme Tikal ou Calakmul. La cause n'est pas bien connue, catastrophe climatique, guerres, ressources alimentaires qui diminuèrent, effondrement des systèmes politiques??? Peut être un mélange de tout ça. La chute fut progressive, et à conduit à l'abandon des citées. Elles furent réinvesties plus tard, vers les années 1200 en partie par les Toltèques, les Mixtèques jusqu'à l'arrivée des Espagnols.
Mais place à l'aventure, ce matin on visite Chichen Itza. On ne va pas être les seuls, vu le nombre d'entrées (plus de 6000/jour) que réalise le site. Alors à 8h00 nous sommes devant l'entrée du site, place aux photos.

Pyramide de Kukulcan appelée aussi El Castillo : cinquième merveille du monde

Temple des miles colonnes

Têtes de serpents en bas d'El Castillo. Au période de solstice, l'éclairage particulier semble donner un corps aux têtes de serpents.

Plate forme des crânes, on pense que les crânes trouvés dans la structure pouvaient appartenir aux joueurs de pelote perdants 

La pyramide fait presque 30m de haut
Jusqu'en 2009, il était possible de grimper  jusqu'au temple situé au sommet de la pyramide.
On pouvait y voir un trône en forme de jaguar peint en rouge, tacheté d’incrustations de jade, les crocs en silex et les yeux en jade, ainsi qu'un "chac-mol" pour déposer le cœur des sacrifiés.


Le temple del Caracole observatoire astronomique

Et il y a en a encore plein d'autres, mais un peu de suspens si vous venez visiter ce site. Dans ce cas un conseil, avoir fini la visite avant 11h00, après c'est la cohue.

La cohorte de car arrive vers les 11h00


L’après-midi, nous nous rafraichissons au cœur d'un cenote.
Qu'est ce qu'un cenote ?
C'est....un puits sacré Maya...
Quelques photos pour visualiser le lieu.




L'eau y est douce et chaude. C'est un vrai plaisir de nager dans cet environnement.



Enfin, la pause repas


Les tortillas sont réellement faites sur place !



Ben voilà, demain on quitte le Mexique,  en tout cas celui des Mexicains, pour aller sur la Riviera Maya, paradis du tourisme international.
Mais bon, pas d’à priori, nous verrons sur place !

Playa del Carmen

Nous voici arrivés dans le nec plus ultra de la Riviera maya.
Que de fois nous a t on dit : Vous n'êtes pas allés à Playa del Carmen ?!? 
Et en interrogeant d'autres voyageurs sur leurs parcours au Yucatan, tous passait par Playa del Carmen.
Nous y sommes donc, et allons tout de suite voir la plage...


Une odeur nauséabonde nous surprend.
Nous savions qu'il y avait un problème de sable, emporté par l’océan mais ignorions totalement le problème des algues.

Toutes les Caraïbes sont touchées.

La Désirade en juillet 2017 (photo internet)

Guadeloupe février 2018 (photo internet)

La baignade à Playa del carmen est impossible aujourd'hui.
Notre hôtel reservé 5 nuits avec access direct à la plage perd tout son charme du coup.
Bon, demain, ce sera en voiture que l'on essayera de trouver un coin plus sympa.

Vendredi 23 février

Mais qu'est ce que peuvent bien faire les milliers de touristes qui viennent passer leurs vacances à Playa del Carmen? Cette question nous préoccupe depuis que nous avons atterri dans cette ville. La première réponse qui nous est venue à l'esprit c'est qu'une grande partie d'entre eux sont ici pour faire les lézards sur les plages. Avec un nom qui commence par "playa" la ville joue franc jeu, et on est tout de suite dans l'ambiance. Sauf qu'ici, la plage elle est toute petite, mangée par la mer. C'est pas grave qu'on s'est dit, avec une voiture on va longer la côte, on trouvera bien un endroit où se poser pour profiter du sable fin et de l'eau à presque 30°C... Sauf que, de Playa del Carmen (et surement avant) à Tulum, soit une bonne quarantaine de kilomètres, tout le littoral à été réquisitionné par des hôtels de grand luxe, et si par endroit on a encore accès au littoral, pas question de s'installer peinard sur un transat, tout appartient aux hôtels qui te feront payer très cher la moindre prestation, histoire de te décourager de venir. On est reparti un peu dégoûté, on en était presque à se réjouir du fléau qui touche toute la "Riviera Maya" en ce moment, une pollution générale du littoral par des algues vertes qui pourrissent gentiment sur le sable fin.
Non, je suis bien d'accord avec vous, c'est pas bien ce genre de réaction...

Plage Xpu-Ha : Classée dans les 10 plus belles plages du Mexique...


Des remorques, des pick-up rien n'est suffisant pour éliminer l'algue des Sargasses


Et au milieu, les touristes "all-inclusive" des hôtels de grand luxe...

Lassés et perturbés par cette côte "Riviera Maya' si éloignée du Mexique que l'on a tant aimé, nous sommes descendus jusqu'à son point final qui se trouve à Tulum.
Et là, miracle, le Mexique était de nouveau là.

"Hé Amigo ! Un pollo assado y musica de cumbia, por favor!"

A Tulum,  il y a un vrai village avec des Mexicains et...
Un super site Maya en bord de mer.

Bon d'accord, y'a toujours les algues, mais c'est classe tout de même !



C'est à cet endroit qu'un beau matin de 1518, les Mayas éberlués virent arriver les caravelles des Espagnols.
Si la cité à été abandonnée par les Mayas peu après l'arrivée des conquistadors, d'autres habitants à quatre pattes y ont trouvé refuge.


De nombreux bâtiments ornent le site,  ils sont plus petit que ceux de Chichen Itza.

Le "Castillo" aujourd'hui...

Le "castillo" tel que le virent les Espagnols en 1518


Les Mayas avaient des dieux marrants, tel le dieu descendant.



Les angles de bâtiments sont joliment décorés.


Un super endroit au bord de mer et dans la végétation exubérante des caraïbes !


Aujourd'hui, nous sommes heureux.
Nous avons réussi à échapper à la Riviera Maya par le sud.
Demain, nous essayerons par le nord, à Puerto Morelo. 

Puerto Morelo

Ce village marque une pause dans la continuité de la Riviera maya qui commence à Cancun, il à été miraculeusement épargné par les promoteurs.
On y trouve donc des pécheurs...




Des terrasses où il fait bon flemmarder..


Des plages familiales...( ici sur les plages des hôtels all inclusive, on a pas vu d'enfant, ils sont peut être interdits ?)



Le problème des algues est toujours présent, mais il semble moins pesant dans cet environnement normal et non hyper touristique.



Une petite ballade en forêt l'après midi, pour profiter de l'ombre des grands arbres et palmiers


En reprenant la route longeant les hôtels de luxes aux grilles bien fermées et équipés de mirador, un panneau publicitaire nous interpelle....

"Soyez un voyageur pas un touriste"

Ce genre de panneau sur la cote la plus fréquentée du Mexique, c'est drôle, non ?

Dimanche 25 février

Aujourd'hui, après une petite matinée où nous avons étudié et programmé les étapes suivantes de notre voyage mexicain, nous nous baladons à Playa del Carmen.


Cette ville que nous avons tout d'abord trouvé décevante, se révèle petit à petit, et présente finalement de jolis points de vue.

Tout d'abord, les Voladores de Papantlan officient sur le Zocalo.
Ce rituel, inscrit au patrimoine mondial, permettait d'implorer les dieux de la pluie.
Los Voladores se jettent du haut d'un mat de 30 mètres de haut et descendent en tournant au rythme lancinant d'un tambourin et d'une flûte.



Le cinquième voladore reste en haut du mat et joue la musique rituelle pendant tout le temps de la descente.


Et tout ceci pour quelques pesos donnés par les badauds.



Ensuite le port présente un entrée surprenante et quelque peu mégalo....


La petite église a ete élevée dans les années 60 quand quelques pécheurs habitaient cette côte aujourd'hui dédié au dieu tourisme.
Construite avec des pierres de temple Maya et cimenté avec de l'eau de mer, elle est petite et lumineuse.



La grande fenêtre derrière son autel révèle la végétation tropicale et la mer en arrière plan, 



Même le bord de mer arrive à sortir ces beaux atours.



Enfin la cinquième avenue, qui nous est apparu tout d'abord comme une  sorte de rue dédiée à la consommation de souvenirs kitch pour vacanciers arrive à nous intéresser.

Elle a  son spectacle de jour, les mexicains qui vous hèlent pour vendre des billets de bateau pour Cozumel, des  plongées dans les cénotes, ou des visites de temple maya ont souvent un bon mot ou un "chiste" pour vous faire rire.


La nuit, au terrasse des cafés on voit passer de jeunes danseurs de "break dance" qui au son de leur musique Rap vous font des exploits à tourner sur la tête, sur les coudes ou sur le dos.
De jeunes filles élancées  et joliment déshabillées se trémoussent devant les entrées des bars pour attirer le chaland.
Quand  soudain une chaude musique cubaine peut retentir et vous animer d'un air caribéen toute la rue.
Et oui, même Playa del Carmen a réussi à nous séduire, le Mexique est vraiment hétéroclite et surprenant !

Lundi 26 février 

Oui, on s'est finalement habitué à la vie dans Playa del Carmen. On déambule maintenant dans l'artère principale (la 5ème avenue) comme des habitués, sans plus s'étonner de rien, refusant d'un simple mouvement de tête et d'un "no, no senior" les offres les plus loufoques. La langue officielle ici c'est l'anglais et Marie s'excuse souvent de préférer parler espagnol. La grande majorité des américains ne se fatigue même pas à changer leur billets verts en pesos et payent leurs achats en dollars. Si tu veux éviter la bouffe Anglo Saxonne, tu dois faire preuve d'un petit peux d'esprit d'initiative, mais c'est possible. Nous n'avons toujours pas acheté, et ce malgré les demandes insistantes, ni cigares Cubains, ni cannabis (très souvent proposé, mais je me rappelle trop la Californie) ni même de Téquila (good price sir...). Nous n'avons pas non plus craqué pour aller passer la journée dans les parcs d'attractions de la région à des prix exorbitants, genre 150$ par personne pour une journée dans un parc aquatique. On fait les américains, certes, mais en apparence seulement. Malgré tout ça ces quelques jours nous laisserons un souvenir sympa, et croyez nous, c'était pas gagné en arrivant.
Aujourd'hui par exemple, nous sommes allés nous baigner dans un cénote, la plage étant toujours recouverte de salade. Un cénote, c'est un énorme trou dans le sol calcaire de la région qui s'est rempli d'eau douce. Dans le Yucatan il y en a des milliers, ils sont les réserves d'eau douce de la région car il n'y a pas de fleuves. 

Cénote de l'Eden, le moins touristique de la région la profondeur dépasse les 30m

Nous y avons barboté toute la matinée

Hier nous avions trouvé un petit restau sympa à quelques pas de la 5ème avenue qui nous rappelait un peu le Mexique (je ne m'en lasse pas de cette vanne... vous aviez remarqué??). Alors nous y sommes  retournés aujourd'hui, de la nourriture simple avec des produits mexicains, le tout cuisiné devant nous, sans entendre le "gling" caractéristique du micro onde. Ici on boit "l'agua de limon y pepino" que nous demandons non sucrée, au grand étonnement du cuisinier, glacé ça désaltère un max . Et puis en soirée, de nouveau nous avons arpenté la 5ème, "no senior, pas de taxi..." Nous avons bu des Margaritas en mangeant du guacamole et en regardant passer les gens, une journée normale à Playa del Carmen quoi...

Mardi 27 février 

On roule vers Bacalar, petite ville au nord de Chetumal, pas loin de la frontière du Belize. Comme nous nous y attendions, la "Riviera Maya" et tous ses délires touristiques s'arrêtent après la ville de Tulum, ce qui surprend c'est la rapidité avec laquelle le changement s'opère, l'autoroute qui desservait les grands hôtels se transforme subitement en voie classique, tout redevient désert et on applique de nouveau le code de la route mexicain. Notre hôtel n'est pas dans le centre ville mais un peu à l'écart, il est très joliment décoré.

Une jolie piscine dans un écrin de verdure
Mais attention, il y a des voisines pas très sympas !!!
Bacalar....


 ....c'est aussi la ville qui se trouve sur le bord de la lagune des sept couleurs, car on peut y voir 7 nuances de bleu, vert et turquoise.







Demain on a prévu un tour en Lancha pour vérifier ce décompte des couleurs.





Mercredi 28 février

Nous finissons ce mois de février par une ballade en lancha sur la lagune aux 7 couleurs, un coin féerique.
On vous laisse compter les nuances de bleu, turquoise, vert, violet....







La lagune qui fait 60 km de long sur 2-3 km de large est alimentée par une dizaine de cénotes très profonds ce qui explique cette diversité de couleur.
Le sable très fin et blanc est par endroit soufré, les mexicaines s'en font des gommages de peau.


De nombreux pontons permettent de se reposer dans un hamac,  de jouir de la magnifique vue ou de se balancer au rythme de ses rêveries.



Demain, on range les maillots de bain, car nous changeons complètement d'environnement.

Nous allons en pleine jungle visiter une des plus grande et des plus confidentielles cité Maya : Calakmul.
Une petite centaine de visiteur, une réserve naturelle dans laquelle le jaguar se balade en toute liberté,  pas d'hébergement à proximité, pas d'essence et pas de distributeur d'argent dans la centaine de kilomètre autour.
Rien que la jungle, les jaguars et nous.
En route pour de nouvelles aventures !





On part ce matin de Bacalar. On va faire escale deux nuits pas trop loin du site de Calakmul. Il paraît qu'il y a des cabanes à louer "Cabanas la selva" à Conhuas à  l'intersection de la 186 et de la route qui mène à Calakmul. On n'aura peut être pas de connexion internet. La jungle les jaguars et nous...

Samedi 3 mars.

Et oui, comme prévu nous n'avons pas eu d'internet à Conhuas, ni eau chaude pour notre douche, juste una "cabaña" spartiate, un lit et une moustiquaire.

Hôtel 0.05 étoiles



C'est l'un des seuls choix d'hébergement pour visiter Calakmul avec le camping devant lequel nous avons récupéré un jeune auto stoppeuse française qui passe quelque mois de farniente au Mexique après son bac.
Nous avons discuté avec un touriste allemand qui a écumé toutes les possibilités d'hébergement à 80 km à la ronde et qui logeait dans la "cabanas" voisine de la notre.

A Conhuas, donc, vendredi matin,  en suivant les conseils de notre logeur, lever 5h du mat et petit déjeuner à 5h30  négocié lors de notre réservation de cabanas (parler espagnol est un atout...).

Notre auberge à 6h du matin 
Puis entrons dans la réserve naturelle...


Et enfin roulons pendant 60 km au milieu des dindes sauvages, des cris des singes hurleurs et d'autres animaux sauvages.






Il faut dire que Calakmul mérite tout ces efforts !
Peut être une des plus grandes villes des années 600-1000 apres J.C, 50 000 personnes vivait ici,
Des structures monumentales dépassent de la forêt Vierge.

Photo affichée à l'entrée du site





La frontière Guatémaltèque est toute proche à une trentaine de kilomètre, et encore un peu plus loin le site Maya de Tikal qui fut tour à tour allié et ennemie. Nous ne pourrons pas y aller n'ayant pas obtenu le droit de passer la voiture au Guatemala



Après plusieurs heures de ballade hors du temps, nous voici de retour.

 Les dindes sauvages faisant la course avec la voiture, nous savons que ces bêtes courent à 15 km/h !
Encore un peu de dinde ? La cuisse ou l'aile ?




Après cette dernière épopée hors du temps, il faut amorcer notre remontée vers Mexico.
Première étape Villahermosa. La route est longue et nous devons nous arrêter à d’innombrables barrages militaires et policier.
Et oui, là nous suivons la route de la drogue qui remonte du sud d'Amérique centrale au États unis...


Les Olmèques

Avant les Mayas, les Toltèques, les Mixteques, les Aztèques (et j'en oublie), il y avait les Olmèques.
Entre -1000 et -100 avant JC, ce peuple construisit des pyramides, orientat ses bâtiments suivant la course du soleil, travaillait le caoutchouc pour se faire des balles et jouer au " jeu de pelotes", enfin posât les bases de toutes les civilisations meso americaines suivantes.
Un des plus grand site Olmèques s'appelle la Venta.
Lorsque la grosse société pétrolière du Mexique, la Pemex, décida de s'y installer pour réaliser des forages pétroliers, les dégâts furent immenses.
Le poète Carlos Pelicer Camera réussit à sauver 33 grandes sculptures et fit un parc musée à Villa Hermosa, que nous allons visiter avant de reprendre la longue remontée vers México.

Aujourd'hui, le musée à 70 ans, c'est la fête et c'est gratuit.


Seul musée à ciel ouvert des Amériques, il nous a enchanté !

Premier vestige découvert en 1925, cette grosse tête Olmèques à du surprendre les archéologue !


Les Olmeques représentaient souvent un homme sortant des cavernes, symbole de la vie émergeant de l'infra monde.



Ce singe regarde les étoiles, C'est une volonté du poète fondateur du musée, chez les Olmèques il regardait le sol.


Des vestiges fabuleux au milieu de la végétation des tropiques, Coati et autres bêtes sauvages.


Jaguar noir...en cage, tout de même !
Allez encore quelques grosses têtes Olmèques, on ne s'en lasse pas.






Allez! On doit y aller, on a encore 6h de route avant d'arriver à notre prochaine étape Tlacotalpan.

Lundi 5 mars

Tlacotalpan, c'est ce qu'on pourrait appeler l'exacte antithèse de Playa del Carmen. A la place des hordes de touristes vous mettez des Mexicains, les immeubles modernes qui bordent les plages cèdent la place à de petites maisons peintes de toutes les couleurs de l'arc en ciel, et surtout l'ambiance y est sereine, "muy tranquilo"  comme disent les habitants eux mêmes en parlant de leur petite ville dont ils sont très fiers. Nous y sommes arrivés, un peu par hasard, et beaucoup par l'intuition de Marie, cette ville étant classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est notre coup de cœur de fin de séjour.
Déjà la route pour y arriver nous avait interpellé. A 40 kms de notre but, on tombe en pleine récolte de la canne à sucre. Ce n'est pas si fréquent au Mexique et nous n'en avons vu jusqu'à présent que quelques champs dans le Yucatan. Mais ici c'est la fête.

Vu la quantité de sucre qu'ingèrent les Mexicains en une journée, faut assurer la production
Sur la route, de sacrés attelages nous obligent à rouler au pas, ce sont les chargements de cannes qui rejoignent l'usine de traitement. L'implantation de cette culture dans la région est très ancienne, c'est le conquistador Hernan Cortés qui en décida l'exploitation.

Pas facile à doubler!!!


Il est fréquent que les chargements dégringolent un peu sur la route vu le nombre de nids de poules dindes qui s'y trouvent

Une fois arrivés au centre du village nous sommes tout de suite sous le charme. Le petit Zocalo, tout planté de palmiers royaux est bordé par deux églises et par des monuments peints de toutes les couleurs, c'est trop mignon.


Si je n'avais pas été à coté d'elle j'aurais accusé Marie d'abuser de Photoshop!!!

Le soir des milliers d'oiseaux viennent se poser sur les palmiers en faisant un raffut d'enfer


Tout est coloré ici...


...le bord du Zocalo


...les maisons...


Les arcades....


Et même le ciel !



Nous sommes vraisemblablement les seuls touristes étrangers aujourd'hui. On plaisante un peu avec Marie car beaucoup de gens nous disent bonjour et nous demandent d’où nous venons. On nous aura jamais autant proposé de nous prendre en photo. On en vient à s'imaginer les discussions le soir entre les gens de ce petit village:
 "Tu les as vu toi les deux français?? Ils sont allés manger finalement au Pescador ce midi comme je leurs avait indiqué?? demain ils parait qu'ils iront faire un tour de lancha"

Les quelques activités qui existent sont recommandés par les habitants eux même. Il en a une qui fait la fierté du village et de son propriétaire, une personne qui a des animaux dressés qu'il loue quelquefois pour des prises de vue ou des séquences de film. C'est là que nous sommes allés en premier.

A l'entrée on est accueilli par Rex, un rapace apprivoisé 

Peut être une future star, je parle du croco... Il a huit ans et il est très câlin. Je n'ai pas voulu porter celui qui a le même âge que moi. 

On ne se souvient plus du nom du pélican




Victor, notre guide, a succédé à son oncle qui a créé  ce lieu magique et hétéroclite il y a 60 ans.


En passant devant le théâtre de la ville, on nous propose de rentrer pour le visiter, un beau bâtiment entièrement retapé et qui accueille de temps en temps des représentations.

Pitié Marie... Tu chantes vraiment trop faux!!!


Un théâtre de cette ampleur pour un village de 15000 habitants c'est un peu fou...


Le soir, tour de lancha sur la rivière pour admirer le village au coucher du soleil.







Le soir, à la terrasse d'un bar du Zocalo,nous goûterons l'apéritif de Tlacotalpan, une boisson alcoolisée à base de cacahuètes et referons un petit tour sous les arcades colorées on ne s'en lasse pas !





Le soir tombe, il est temps d'aller nous reposer....

...Car Alain & Marie doivent toujours être prêt pour de nouvelles aventures !



La longue remontée vers México...

Aujourd'hui nous avons roulé jusqu’à Xalapa, appelé le pays des brumes.


Vous remarquerez que nous avons remis pantalon, baskets, et tee shirt manche longue... 

Elle : C'est bientôt la fin des vacances ?
Lui : Encore quelques jours à Mexico City, et nous prenons notre avion pour l'Europe
Elle : bouhhh ! 😢 !


Mercredi 7 mars

C'est le retour à México. 300kms à faire pour rejoindre la capitale. La fin des vacances approche et la météo est un peu à l'image de ce qui se passe dans nos têtes, tristoune. Après presque deux mois de soleil voilà qui nous prépare à notre retour. Circuler en voiture dans la capitale est une épreuve pour Marie et Google Maps, mes deux fidèles compères, ceux qui sont en charge de la navigation. Moi je me concentre sur la route et ses nombreux pièges. Rouler au Mexique n'est pas un problème quand tu t'éloignes des grosses villes, en revanche c'est un peu plus chaud dans les agglomérations. 
Avec près de 6000 kms au compteur depuis notre arrivée je ne suis pas encore un caïd, mais j'ai appris certains trucs. Comme par exemple de me méfier de l'état de la route, même sur une 2X3 voies en plein Mexico tu peux te retrouver d'un coup à rouler sur un macadam même pas digne d'une cour de ferme. En villes les "topes" (sortes de gigantesques dos d'ânes) sont mortels pour tes suspensions, il y en a de partout et très souvent pas signalés, si tu les abordes à plus de 20km/h tu as juste le temps de faire une prière pour tes roues, avant qu'elles ne se cassent. Sur les routes nationales, c'est cool. Il n'y a pas beaucoup de circulation, mais tu te rends très vite compte que pour les conducteurs Mexicains les panneaux de signalisation ne sont là qu'à titre purement décoratif. On ne peut pas dire qu'ils roulent comme des fous, et ils sont même relativement courtois au volant, mais prenons l'exemple de la ligne jaune continue, tu sais celle qui en France est infranchissable, et bien ici visiblement elle ne sert qu'à marquer le milieu de la chaussée, tout le monde double, ligne ou pas ligne, et ce ne sont pas les doubles semis remorques les plus timorés... il y a du monde en face?? on se serre tous, et ça fini par passer (normalement). Pour l'instant nous sommes encore entier. Plus que deux jours avant de la ramener..

Notre petite Chevrolet n'aura pas démérité tout au long de ce roadtrip



5847 kms depuis notre premier plein. L'essence coute environ 0,80 € le litre... Et cette voiture se traine grave


Jeudi 8 mars

Notre hôtel à Mexico se trouve dans le quartier "Roma Norte". 
Une chambre gigantesque  dans un vieil immeuble colonial.

Vous ne trouvez pas que j'ai un petit quelque chose de Carlos Fuentes lorsque j'écris???

Les quartiers de Roma et Condesa se révèlent être d'excellentes surprises.
De grandes avenues arborées où il fait bon flâner. 






L'arbre bleu en arrière plan est un jaracanda
Les Mexicains de ces quartiers mi huppés mi bobo ont une passion : les chiens.
Ils payent des promeneurs de chiens pour que leurs toutous adorés profitent d'une promenade avec quelques amis.



Ici, comme ailleurs au Mexique les petits boulots sont nombreux.
Ce qui permet de déguster une mangue délicieuse à n'importe quelle heure de la journée.


Mexico regorge de petits restaurants bons et pas cher.
Le menu 3 plats, un dessert, boisson comprise se paye à 4 euros à peine.
Et ici,  tous les produits sont frais et cuisinés sous vos yeux.
Après une bonne soupe de céleri, une salade de nopal (cactus), du poulet à la plancha accompagné de chayotte le tout arrosé de jus d'ananas, melon, pastèque...nous avons droit au dessert, et ici il sont quelques peu "colorés" et peut être pas très naturel...

Après ces agapes nous rejoignons la grande manif pour la journée de la femme.



"La lutte nous donnera ce que la loi nous refuse"


Attention, une militante féminine est cachée dans cette photo


De nombreuses femmes portent des croix pour rappeler leurs consœurs disparues ou assassinées.


Un mot existe ici pour décrire ce phénomène : le féminicide

Et un mouvement de protestation est né : ni una menos (plus une disparue)



Et comme leurs sœurs américaine du début du vingtième siècles les manifestantes réclament du pain et des roses s'inspirant d'un passage du poème de James Oppenheim: "Bred and roses"





"......Alors que nous arrivons, marchant, nous bataillons aussi pour les hommes,"


...Car ils sont les enfants des femmes, et nous les engendrerons de nouveau.
Nous ne suerons pas nos vies de la naissance à la mort ;
Les cœurs meurent de faim autant que les corps ; donnez nous du pain, mais donnez nous aussi des roses !..."
Extrait du poème de James Oppenheim "Bred and roses"

Demain nous rendons notre Chevrolet et retrouvons nos amis mexicains pour passer le dernier week-end à Mexico en leur compagnie.

Samedi et dimanche 10-11 mars

Un dernier week end à Mexico

Il faudrait des amis dans toutes les capitales de tous les pays du monde. De ceux qui vous prennent sous leurs ailes quand vous arrivez dans un pays étranger, qui s'occupent de vous comme on prend soins de jeunes enfants qui font leur première rentrée scolaire, qui vous font découvrir les merveilles cachées de leur pays, celles qui font les particularités d'une nation. En bref, il faudrait des amis comme Monica et Patrick de partout.
On en a fait des kilomètres avec eux en deux jours dans cette grande citée de Mexico. A pied, en métro, en voiture. On en a visité des chouettes endroits, des lieux délaissés par les tours operators et plutôt fréquentés par les habitants de Mexico. C'est en sillonnant la ville dans tous les sens, en nous laissant juste guider par " l'instinct de l'autochtone " que nous avons le plus ressenti le vie de cette grande cité.

La bouche de métro "Bellas Artes" offert par la France en 1998 pour les 30 ans de coopération entre métros de Paris et de Mexico

Un super marché du gâteau d'anniversaire la "Pasteleria Ideal"
La Torre Latino domine la ville du haut des ses 182m

Le palais des beaux arts vu de la "Torre Latino"

Coucher du soleil vu du haut de la "Torre Latino" La ville est tellement grande !!!


Le Zocalo la cathédrale et le Palacio National



L'équipée




Ambiance rock dans les rues piétonnes



Ambiance Mariachi dans les restaus Mexicains


Mais nous n'avons pas fait que marcher dans la ville, on a aussi pas mal parlé de nos vie respectives de chaque coté de l'Atlantique, de ce qui nous fait rêver,  nous donne de la joie, de l'espoir. Et puis on a trinqué à l'amitié Franco Mexicaine, avec du vin mexicain, pas mal, et de la téquila, beaucoup... L'occasion de ramener chez nous, en plus des nombreux souvenirs glanés tout au long de notre voyage, un petit échantillon de bisons mexicains, sortis tout droit du jus d'agave fermenté. Merci les amis


Épilogue  

Déjà plus d'un mois que nous avons regagné nos pénates, la gestion du quotidien n'a pas tardé à nous rattraper. La rapidité avec laquelle la vie "ordinaire" reprend ses droits, nous étonnera toujours. Heureusement, notre cerveau lui se rebelle et nous rappelle à l'ordre fréquemment. Pas question que ce voyage au Mexique soit enseveli sous la routine, et même si notre vie en France est repartie comme avant, les neurones se rebellent, réclament plus, comme écrire l'épilogue de ce voyage par exemple.... 
Alors allons y. En deux mois nous avons fait 6000kms, essentiellement au sud de Mexico. Nous avons traversé une dizaine d'états (Mexico, Puebla, Guerrero, Oaxaca, Chiapas, Veracruz, Tabasco, Yucatan, Campeche, Quintana Roo), trempé nos fesses dans trois mers différentes (Pacifique, Caraïbe, Golf du Mexique), mais surtout, nous avons rencontré les mexicains, étape indispensable afin de comprendre le pays. Nous nous sommes finalement peu écartés de notre programme initial, tracé comme tous les ans à Lafayette, collés à notre cheminée, car on prépare toujours ça en novembre un jour de pluie. Nous avions prévu de faire une boucle au Guatemala (juste 1500kms de plus, un détail..), mais une embrouille administrative avec la société qui nous a loué la voiture nous a contraint à annuler, ce sera la seule modification importante pour ce trip, ce qui  n'a pas été trop grave finalement, nous n'aurions surement pas eu le temps de tout faire.
La première des choses que nous avons réalisées en roulant de villes en villes, c'est que le Mexique c'est grand, trois fois et demie la France environ. Alors avec notre manie de nous déplacer à la vitesse d'un escargot asthmatique on a tout de suite compris que deux mois seraient tout juste suffisants pour faire notre programme, mais nous avons réussi. De la montagne verte et fraiche très "helvétique" du Chiapas, des hauts plateaux arides de Puebla, à la côte paradisiaque du Quintana Roo, au niveau paysage il y en a pour tous les goûts. Et on a tout gouté. La diversité n'est pas que géographique, les habitants aussi sont différent selon la région à tel point que parfois ils nous ont semblé ne pas appartenir au même pays. Ce phénomène est particulièrement sensible dans les états du sud mexicain où les minorités ethniques sont en plus grand nombre que le dans le reste du Mexique. Le Chiapas, le Quintana Roo, le Tabasco, le Yucatan (sauf la Riviera Maya hein... ce bout de côte qui est une colonie nord-américaine) furent à la fois le territoire historique des Mayas et les dernières régions a être conquises par les Espagnols. Elles ont gardé un peu de leur héritage linguistique et culturel de leurs ancêtres et ont réussit à mélanger leurs traditions avec les modes de vie des conquistadors. Le résultat est souvent étonnant, notamment en matière de religion.
La différence de richesse entre certains états nous a aussi marqué. Les communautés natives sont depuis longtemps moins bien loties que le reste de la population, et dans les états du sud elles sont beaucoup plus présentes. Ce sont ces inégalités qui furent à la base de mouvements sociaux, comme ceux survenus au Chiapas il y a quelques années. La situation n'est d'ailleurs toujours pas stabilisée, et nous avons pu voir en traversant cet état que les tensions y étaient toujours très fortes, et pas seulement envers les forces gouvernementales, les minorités ethniques aussi se castagnent entre elles...
Il reste que notre périple s'est déroulé uniquement au sud de Mexico, et que la partie nord que nous ne connaissons pas est encore plus vaste... Destination future???
Mais si il y a un truc qui nous a enchanté ici, c'est bien le passé précolombien du pays. En France quand tu visites un site archéologique tu te trouves dans 90% des cas face à des machins construits par les Romains. Aqueducs, arènes, ponts, thermes... Ok ils étaient de bons bâtisseurs ces Romains, mais à force ça devient lassant. Au moins au Mexique c'est la fête, l'archéologie y est trés différente, adieu les colonnes de marbre et les statues de mec à poil. Ici on a droit à du serpent à plumes, à du Chack Mool en pierre pour exposer le coeur des guerriers vaincus, à des dieux du soleil, de la pluie, de la lune, avec leurs noms imprononçables, à des pyramides dévorées par la végétation, et même si les histoires de ces peuples sont souvent aussi cruelles que chez nous ça nous aura beaucoup changé de notre roman historique. Le site que nous avons préféré c'est celui de Calakmul. Perdu en pleine jungle, à 60kms de toute habitation, il nous a transformé pendant quelques heures en explorateurs. Mais il y en a eu d'autres, Uxmal, Palenque, Tulum. Toutes ces anciennes citées Mayas sont magnifiques. Et vous allez me dire: et Chichen Itza alors... Oui, c'est un très beau site aussi, connu dans le monde entier, mais il souffre de sa notoriété, et ses trésors sont très vite noyés sous le flot des tourises, sans compter qu'il lui manque ce côté sauvage qui fait le charme des ces conçurent. Il faudrait être invité à une visite privée... Monica, si tu peux nous arranger ça pour notre prochain voyage.
Difficile de terminer cet épilogue sans souligner la gentillesse des mexicains. Ils souffrent de la mauvaise réputation que traine leur pays, qui, avec son taux d'homicide très élevé, doit décourager plus d'un voyageur à s'aventurer ailleurs que dans les stations balnéaires. C'est bien dommage, d'autant plus que tout au long de ces deux mois de roadtrip nous ne nous sommes jamais sentis menacés, la protection de Quetzalcoatl sans doutes...



4 commentaires:

  1. ah oui voila pourquoi les photos sont petites mais nous allons patientés et nous faisons confiance à nos reporters...
    bonne continuation et grosses bises

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  2. Ii y a une raison pour que Frida KHALO porte sur son corset la décoration de la faucille et le marteau ?
    j'ai bien aimé les maisons de couleurs différentes.
    heureusement que le volcan ne s'est pas réveillé lors de votre présence ?
    J'espère que la température plus chaude...
    Bonnes ballades et gros bisous

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    1. Frida Khalo et son mari ont été membre du PC mexicain. Ils ont reçu beaucoup d'intellectuels de gauche dans leur demeure à Mexico, dont le célèbre Léon Trotsky.

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    2. Frida Khalo et son mari ont été membre du PC mexicain. Ils ont reçu beaucoup d'intellectuels de gauche dans leur demeure à Mexico, dont le célèbre Léon Trotsky.

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