Il y a sûrement autant de façon de voyager qu'il y a de voyageurs, la plus commune étant de se rendre rapidement sur place, visiter ce qu'il y a d'intéressant et passer l'année suivante à une autre destination.
C'est exactement ce que nous n'avons pas fait, comme dirait une publicité bien connue. Pas de vol en avion pour nous amener sur place en moins de deux heures, pas de navette qui nous attend à l'aéroport, non, juste une moto, une destination; Porto, quelques fringues et le désir de découvrir tout ce qui nous semble intéressant le long du parcours...
Si l'intégralité de ce périple à été réalisé en moto, dans ce blog il ne sera question que de découverte de villes, ou de paysages, bref tous les endroits qui nous ont semblé intéressants. Pour avoir plus de détails sur le côté motard de l'aventure, allez faire un tour sur le blog "enmotoavecmoi.blogspot.com" vous y trouverez une approche différente, des photos de notre monture et des articles qui sentent bon l'huile chaude et le moustique écrasé.
Lourdes
Notre trajectoire pour rejoindre Porto depuis la Saône et Loire est loin d'être optimisée. La preuve, la première ville intéressante que nous avons trouvée sur notre route c'est Lourdes, presque plus proche du coté méditerranéen. C'est la citée dans laquelle la Vierge serait apparue à notre brave Bernadette Soubirou. Que l'on croit ou non à cette histoire, l'endroit est connu du monde entier, et des millions de personnes s'y rendent chaque année, il aurait été dommage de ne pas la visiter. Mais après une demie journée de découverte, que penser de la ville? C'est sûr que sans le prisme de la foi, on reste perplexe. Cette ville à joué jusqu'au milieu du XIXe siècle un rôle important dans la région, son château en face de la basilique en témoigne. Mais voilà qu'en 1850, Bernadette y vît apparaître la Vierge et que peux de temps après une paysanne y retrouva l'usage de ses bras. Il n'en fallut pas plus pour que ce lieu devienne ce qu'il est aujourd'hui, un but de pèlerinage pour des millions de chrétiens, un voyage de l'espoir pour des milliers d'autres. Depuis 150 ans l'église catholique a validé 69 guérisons miraculeuses, une 70 ème est dans les tuyaux. Nous n'étions pas malades en allant là bas donc pas de possibilité de prouver quoique ce soit. Encore que, le soir qui a suivi notre visite, le système d'exploitation de mon smartphone à fait sa mise à jour vers Android 7.0, si ça c'est pas un signe...
Burgos
La route que nous empruntons depuis que nous sommes passés en Espagne suit très fidèlement le "Camino Frances", le tronçon le plus connu et sans doutes le plus fréquenté des chemins de pèlerinage qui mènent à Saint Jacques de Compostelle. Pas étonnant donc que celui ci passe par la ville de Burgos, ce sera notre deuxième arrêt. Lorsqu'on découvre la ville pour la première fois, on est surpris par la richesse de son patrimoine. Difficile d'imaginer qu'avant la fin du IX siècle, cette cité n’existait pas encore. A cette époque, nous sommes au tout début de la Reconquista et à l'instar du petit village gaulois cher à Uderzo et Goscini la région que l'on appelle aujourd'hui Asturies résiste encore et toujours à l'envahisseur, qu'il ait été Romain, Wisigoth ou Maure. En 884, le roi Alphonse III d'Asturies fait bâtir sur les hauteurs de la future ville, un château-fort abritant des combattants chargée de résister puis de reconquérir les terres prises par les Maures. Il décide aussi de réinstaller les chrétiens dans cette partie de la péninsule, assez désertique il est vrai, c'est l'origine de la fondation de la ville de Burgos. Aujourd'hui, de ce fier château il ne reste que quelques remparts, une tour et un puits creusé à même le roc d'une profondeur impressionnante (300m). Et n'allez pas conclure trop rapidement qu'à l'époque les ouvriers asturiens ne savaient pas bâtir solidement, si le château est maintenant en ruine c'est de notre faute à nous les français. Il fut détruit volontairement par les troupes de Napoléon en 1813 lors de leur repli, il ne fallait pas laisser à l'ennemi cette place fortifiée.
C'est près de Burgos à Vivar, dans les années 1040 que naquit Rodrigo Diaz. Il est plus connu en France sous le nom de El Cid Campeador et c'est son existence de chevalier qui a inspiré Corneille pour écrire sa célèbre tragédie "Le Cid". Si sa vie réelle ne fut pas aussi droit que dans la pièce de Corneille. Certes il a combattu les Maures avec succès et c'était un valeureux chevalier, il a aussi épouse "Donia Jimena" (Chimène en français), mais il combattit aussi aux coté des Maures pendant de nombreuses années, bon ok il avait été banni par son souverain Alphonse VI pour excès d'ambition, se retrouvant ainsi sans job. La légende raconte que ce roublard de Cid pour financer son exil, convoqua des banquiers juif afin de leur emprunter de l'argent. Pour donner plus de poids à sa demande, il laissa en gage deux grosses malles cadenassées et très lourdes qu'il était interdit d'ouvrir avant la fin du remboursement. Elles avaient été remplies de sable et de cailloux peux de temps avant... Les banquiers sont plus méfiants de nos jours. A sa mort il fut ramené à Burgos et inhumé plus tard avec sa Chimène dans la cathédrale Santa Maria de Burgos. De nos jours on peut admirer Plaza Mio Cid la belle statue le représentant en pleine action sur son cheval, et le coffre en bois qui a servit à garantir son emprunt est exposé dans les galeries de la cathédrale.
Posée en plein centre du quartier historique, la cathédrale Santa Maria en impose avec son style gothique inspiré parait il moitié par le style des réalisation françaises de l'époque puis par celui des architectes nordiques. Le tout mâtiné d'un peu de style mozarabe donne à cette cathédrale une présence imposante. il faut monter en direction du château pour avoir sous les yeux toute la grandeur de cet édifice, elle est classé au patrimoine mondial depuis 1984.
Le monastère de las Huelgas, c'est dans ces murs que furent élevées les deux fille d'Aliénor plantagenêt dont l'une deviendra reine de France, vous savez Blanche de Castille, la future maman de St Louis. C'est sa grand-mère Aliénor d'Aquitaine alors âgée de 80 ans qui fera la route à cheval pour venir la chercher. Ah si on m'avait appris l'histoire de cette façon à l'école!!!
Mais Burgos ce n'est pas non plus que des vieilles pierres et dans ses quartiers le soir (en Espagne le soir c'est après 23h00) il y a foule pour déguster les tapas et boire l'apéro sur les places
C'est exactement ce que nous n'avons pas fait, comme dirait une publicité bien connue. Pas de vol en avion pour nous amener sur place en moins de deux heures, pas de navette qui nous attend à l'aéroport, non, juste une moto, une destination; Porto, quelques fringues et le désir de découvrir tout ce qui nous semble intéressant le long du parcours...
Si l'intégralité de ce périple à été réalisé en moto, dans ce blog il ne sera question que de découverte de villes, ou de paysages, bref tous les endroits qui nous ont semblé intéressants. Pour avoir plus de détails sur le côté motard de l'aventure, allez faire un tour sur le blog "enmotoavecmoi.blogspot.com" vous y trouverez une approche différente, des photos de notre monture et des articles qui sentent bon l'huile chaude et le moustique écrasé.
Lourdes
Notre trajectoire pour rejoindre Porto depuis la Saône et Loire est loin d'être optimisée. La preuve, la première ville intéressante que nous avons trouvée sur notre route c'est Lourdes, presque plus proche du coté méditerranéen. C'est la citée dans laquelle la Vierge serait apparue à notre brave Bernadette Soubirou. Que l'on croit ou non à cette histoire, l'endroit est connu du monde entier, et des millions de personnes s'y rendent chaque année, il aurait été dommage de ne pas la visiter. Mais après une demie journée de découverte, que penser de la ville? C'est sûr que sans le prisme de la foi, on reste perplexe. Cette ville à joué jusqu'au milieu du XIXe siècle un rôle important dans la région, son château en face de la basilique en témoigne. Mais voilà qu'en 1850, Bernadette y vît apparaître la Vierge et que peux de temps après une paysanne y retrouva l'usage de ses bras. Il n'en fallut pas plus pour que ce lieu devienne ce qu'il est aujourd'hui, un but de pèlerinage pour des millions de chrétiens, un voyage de l'espoir pour des milliers d'autres. Depuis 150 ans l'église catholique a validé 69 guérisons miraculeuses, une 70 ème est dans les tuyaux. Nous n'étions pas malades en allant là bas donc pas de possibilité de prouver quoique ce soit. Encore que, le soir qui a suivi notre visite, le système d'exploitation de mon smartphone à fait sa mise à jour vers Android 7.0, si ça c'est pas un signe...
Burgos
La route que nous empruntons depuis que nous sommes passés en Espagne suit très fidèlement le "Camino Frances", le tronçon le plus connu et sans doutes le plus fréquenté des chemins de pèlerinage qui mènent à Saint Jacques de Compostelle. Pas étonnant donc que celui ci passe par la ville de Burgos, ce sera notre deuxième arrêt. Lorsqu'on découvre la ville pour la première fois, on est surpris par la richesse de son patrimoine. Difficile d'imaginer qu'avant la fin du IX siècle, cette cité n’existait pas encore. A cette époque, nous sommes au tout début de la Reconquista et à l'instar du petit village gaulois cher à Uderzo et Goscini la région que l'on appelle aujourd'hui Asturies résiste encore et toujours à l'envahisseur, qu'il ait été Romain, Wisigoth ou Maure. En 884, le roi Alphonse III d'Asturies fait bâtir sur les hauteurs de la future ville, un château-fort abritant des combattants chargée de résister puis de reconquérir les terres prises par les Maures. Il décide aussi de réinstaller les chrétiens dans cette partie de la péninsule, assez désertique il est vrai, c'est l'origine de la fondation de la ville de Burgos. Aujourd'hui, de ce fier château il ne reste que quelques remparts, une tour et un puits creusé à même le roc d'une profondeur impressionnante (300m). Et n'allez pas conclure trop rapidement qu'à l'époque les ouvriers asturiens ne savaient pas bâtir solidement, si le château est maintenant en ruine c'est de notre faute à nous les français. Il fut détruit volontairement par les troupes de Napoléon en 1813 lors de leur repli, il ne fallait pas laisser à l'ennemi cette place fortifiée.
C'est près de Burgos à Vivar, dans les années 1040 que naquit Rodrigo Diaz. Il est plus connu en France sous le nom de El Cid Campeador et c'est son existence de chevalier qui a inspiré Corneille pour écrire sa célèbre tragédie "Le Cid". Si sa vie réelle ne fut pas aussi droit que dans la pièce de Corneille. Certes il a combattu les Maures avec succès et c'était un valeureux chevalier, il a aussi épouse "Donia Jimena" (Chimène en français), mais il combattit aussi aux coté des Maures pendant de nombreuses années, bon ok il avait été banni par son souverain Alphonse VI pour excès d'ambition, se retrouvant ainsi sans job. La légende raconte que ce roublard de Cid pour financer son exil, convoqua des banquiers juif afin de leur emprunter de l'argent. Pour donner plus de poids à sa demande, il laissa en gage deux grosses malles cadenassées et très lourdes qu'il était interdit d'ouvrir avant la fin du remboursement. Elles avaient été remplies de sable et de cailloux peux de temps avant... Les banquiers sont plus méfiants de nos jours. A sa mort il fut ramené à Burgos et inhumé plus tard avec sa Chimène dans la cathédrale Santa Maria de Burgos. De nos jours on peut admirer Plaza Mio Cid la belle statue le représentant en pleine action sur son cheval, et le coffre en bois qui a servit à garantir son emprunt est exposé dans les galeries de la cathédrale.
Posée en plein centre du quartier historique, la cathédrale Santa Maria en impose avec son style gothique inspiré parait il moitié par le style des réalisation françaises de l'époque puis par celui des architectes nordiques. Le tout mâtiné d'un peu de style mozarabe donne à cette cathédrale une présence imposante. il faut monter en direction du château pour avoir sous les yeux toute la grandeur de cet édifice, elle est classé au patrimoine mondial depuis 1984.
Le monastère de las Huelgas, c'est dans ces murs que furent élevées les deux fille d'Aliénor plantagenêt dont l'une deviendra reine de France, vous savez Blanche de Castille, la future maman de St Louis. C'est sa grand-mère Aliénor d'Aquitaine alors âgée de 80 ans qui fera la route à cheval pour venir la chercher. Ah si on m'avait appris l'histoire de cette façon à l'école!!!
Mais Burgos ce n'est pas non plus que des vieilles pierres et dans ses quartiers le soir (en Espagne le soir c'est après 23h00) il y a foule pour déguster les tapas et boire l'apéro sur les places
Molinaseca
C'est le village dans lequel Marie a passé ses vacances d'été avec sa famille lorsqu'elle était gamine.
Dans ses souvenirs, les fêtes de mi aout restent un moment privilégié qu'elle avait envie de me faire découvrir cette année.
C'est le village dans lequel Marie a passé ses vacances d'été avec sa famille lorsqu'elle était gamine.
Dans ses souvenirs, les fêtes de mi aout restent un moment privilégié qu'elle avait envie de me faire découvrir cette année.
A Molinaseca les festivités organisées pour le 15 aout sont bien plus importantes que chez nous. Elles
durent 4 jours, et mêlent ferveur religieuse et soirées
dansantes. Si on ajoute à cela le flux et le reflux continuel des
pèlerins à travers le village, on a une idée de l'ambiance qui règne
ici. Dès le 14 au matin la folie s'empare des habitants, elle ne cessera
que le 17 au soir, enfin on espère. Il y a les soirées animées par un
orchestre, un différent tous les soirs, des processions et des messes,
des bandas qui sillonnent le village, et cette année un spectacle
pyrotechnique bien réussi, "El Diablo de fuego". Le point d'orgue de ces
manifestations, c'est la bataille de l'eau qui a lieu
traditionnellement le matin du 17 août, lorsque les jeunes distribuent
le chocolat qu'ils ont fait pendant la nuit. Pour ça, on inonde le
centre du village avec l'eau de la rivière qu'on détourne, et on se
balance des grands sceaux pleins d'autres glacée à la figure. C'est
cette coutume qui a fait la réputation du village depuis bien longtemps.
Une bonne douche glacée ça va vous réveille un fêtard plus surement
qu'une bandas... Malheureusement cette année, à cause d'une sécheresse
qui dure depuis des mois, le niveau de l'eau dans la rivière est au plus
bas, et la mairie a décidé d'annuler cette partie de rigolade. En
dernière minute, le comité des fêtes de Molinasceca s'est débrouillé
pour improviser une après midi "Fiesta de la Agua" avec les moyens du
bord, canon à mousse et ouverture de bornes d'incendie.
Je n'ai jamais assisté à la vraie fête de l'eau, mais celle là était quand même assez réussie. Douche froide garantie pour tout le monde...
Je n'ai jamais assisté à la vraie fête de l'eau, mais celle là était quand même assez réussie. Douche froide garantie pour tout le monde...
Zamora et Salamanque
Avec deux villes comme Zamora et
Salamanque à moins de 200 kms du petit village de Molinaseca, il aurait été
criminel de ne pas consacrer une journée de visite à chacune d'entre
elles. Zamora est bâtie sur les rives du Duero, le fleuve qui trace une partie de la frontière au nord-est entre l'Espagne et le Portugal. La ville fut carthaginoise puis romaine dans l'antiquité, avant d'être conquise par les Maures et reprise en 1093 par Rodrigo Diaz, vous vous rappelez notre Cid. Elle est connue pour sa concentration importante en bâtiments de style Roman, elle est d'ailleurs classée site historique pour cette raison. Nous avons eu le temps de visiter les trois spots les plus réputés de la cité, la cathédrale qui est de style Roman avec une coupole d'inspiration byzantine de toute beauté, un pont sur le Duero, et un château qui offre une superbe vue du haut de sa tour et de ses remparts sur la cathédrale.
Salamanque partagea sensiblement le même destin que sa voisine Zamora. Des invasions successives, des Carthaginois, des Romains (les Wisigoths on n'est pas sur) des Maures et puis la Reconquista. C'est un peu vite résumer des centaines d'années d'histoire, mais pour avoir une idée d'ensemble des évènements il ne faut pas trop rentrer dans les détails... Et ça m'arrange bien. Ce qui marque tout de suite les voyageurs que nous sommes en arrivant aux portes de la ville, c'est la beauté et la force que dégage le quartier historique. Bâtit un peu en hauteur il domine le reste de la ville. En son centre les premiers bâtiments à vous interpeller ce sont les cathédrales, car il y en a deux. Une ancienne et une nouvelle, construites toutes les deux l'une contre l'autre. C'est la nouvelle qui attire l’œil en premier tant son son style gothique "tardif" lui confère une fière allure. Elle fut achevée dans les années 1730 après presque 200 ans de construction. Sa visite est très intéressante. En plus de la beauté de l'édifice, on y trouve à l'intérieur de nombreux articles et présentations sur la vie des gens qui vivaient à l'époque au sein même du monument. Il en fallait du monde en plus des religieux pour en assurer le bon fonctionnement, sonneurs de cloches, artisans préposés aux réglages et à la maintenance de l'horloge universelle. Tout ce petit monde habitait dans la cathédrale. On y projette aussi dans une salle un court métrage un rien philosophique sur le temps qui passe, c'est très réussit. De nombreux murs gardent la trace des dégâts que fit subir le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 pendant lequel la tour toute neuve de la croisée du transept s'écroula. Voilà une visite bien plus vivante que celle que nous avions pu faire dans la cathédrale de Burgos ou nous avions commis l'imprudence de louer un audio guide... Conférence détaillée et ininterrompue sur le moindre bout de statue, sur le plus petit tableau. La vielle cathédrale est plus classique, elle fut terminée de construire vers les années 1300. Malgré la reconquête de la région, il fallut attendre presque 200 ans que la ligne de front chrétiens-musulmans se déplace un peu plus au sud, notamment après la reprise de la ville de Tolède, pour que les autorités de l'époque démarrent une politique de repeuplement de la région. On peut dire que Salamanque a grandit à partir de cette époque.
En 1218 Alphonse IX de Léon fonde l'université indépendante de Salamanque. Elle est la cinquième plus ancienne université en Europe, après Bologne, Paris, Oxford et Cambridge. Pendant près de 200 ans les élèves durent suivre leurs cours dans des bâtiments religieux et même dans l'ancienne cathédrale, jusqu'à ce que le cardinal Pedro de Luna (futur pape à Avignon, connu sous le nom de Benoit XIII) pousse à l'achat de terrain et à la construction de bâtiments.
Le fronton de la porte d'entrée de l'université est richement décoré de plusieurs centaines de motifs. Parmi ceux-ci un crâne sur lequel est posé une grenouille, "la rana de Salamanca". Une légende dit qu'apercevoir ce motif assurerait la réussite à ses examens. Grâce à Chloé qui de Lyon nous l'a trouvée sur internet, nous avons fini par la localiser. Nous à part quelques examens médicaux à venir nous ne pourrons guère réussir quoique se soit...
Pour finir, c'est sur la "Plaza Mayor" en plein cœur de la ville que nous avons terminé la journée. Sur celle ci depuis quelque temps trône une sculpture originale, un éléphant en équilibre sur la trompe!!! Une réalisation de l'artiste Miquel barcelo pour fêter les 800 ans de l'université de Salamanque.
Viana do Castello
On a beau dire, une frontière n'est pas qu'une ligne tracée sur une carte pour différencier deux états. Nous, avons été étonnés de trouver tant de différence entre l'Espagne et le Portugal. Notre arrivée par le nord nous a même un peu surpris, voire pour moi un peu contrarié. Nous avons quitté cette si jolie région du "Haut Bierzo" Espagnol et ce que nous trouvons en nous rapprochant de Porto ressemble à une immense banlieue, quelle erreur de ne pas être passé par la vallée du Douro, mais le détour était trop important.
Profitant d'un peu d'avance sur notre timing nous avons fait un détour par la ville de Viana do Castello dans laquelle se trouve une cathédrale perchée sur un promontoire qui offre une vue panoramique sur la baie éponyme et sur l'embouchure de la Lima. Si on monte en haut du dôme on gagne encore près de 60m et on profite du paysage tout le long de la montée. Il y a un petit funiculaire qui permet de grimper tout en haut. La cathédrale en elle-même est récente, début du XXème siècle, ses bâtisseurs se sont inspirés du Sacré-Cœur à Paris.
En 1218 Alphonse IX de Léon fonde l'université indépendante de Salamanque. Elle est la cinquième plus ancienne université en Europe, après Bologne, Paris, Oxford et Cambridge. Pendant près de 200 ans les élèves durent suivre leurs cours dans des bâtiments religieux et même dans l'ancienne cathédrale, jusqu'à ce que le cardinal Pedro de Luna (futur pape à Avignon, connu sous le nom de Benoit XIII) pousse à l'achat de terrain et à la construction de bâtiments.
Le fronton de la porte d'entrée de l'université est richement décoré de plusieurs centaines de motifs. Parmi ceux-ci un crâne sur lequel est posé une grenouille, "la rana de Salamanca". Une légende dit qu'apercevoir ce motif assurerait la réussite à ses examens. Grâce à Chloé qui de Lyon nous l'a trouvée sur internet, nous avons fini par la localiser. Nous à part quelques examens médicaux à venir nous ne pourrons guère réussir quoique se soit...
Pour finir, c'est sur la "Plaza Mayor" en plein cœur de la ville que nous avons terminé la journée. Sur celle ci depuis quelque temps trône une sculpture originale, un éléphant en équilibre sur la trompe!!! Une réalisation de l'artiste Miquel barcelo pour fêter les 800 ans de l'université de Salamanque.
Viana do Castello
On a beau dire, une frontière n'est pas qu'une ligne tracée sur une carte pour différencier deux états. Nous, avons été étonnés de trouver tant de différence entre l'Espagne et le Portugal. Notre arrivée par le nord nous a même un peu surpris, voire pour moi un peu contrarié. Nous avons quitté cette si jolie région du "Haut Bierzo" Espagnol et ce que nous trouvons en nous rapprochant de Porto ressemble à une immense banlieue, quelle erreur de ne pas être passé par la vallée du Douro, mais le détour était trop important.
Profitant d'un peu d'avance sur notre timing nous avons fait un détour par la ville de Viana do Castello dans laquelle se trouve une cathédrale perchée sur un promontoire qui offre une vue panoramique sur la baie éponyme et sur l'embouchure de la Lima. Si on monte en haut du dôme on gagne encore près de 60m et on profite du paysage tout le long de la montée. Il y a un petit funiculaire qui permet de grimper tout en haut. La cathédrale en elle-même est récente, début du XXème siècle, ses bâtisseurs se sont inspirés du Sacré-Cœur à Paris.
![]() |
| Funiculaire de "Santa Lucia" |
| La baie de Viana do Castello |
| La cathédrale "Santa Lucia" |
Nous sommes enfin arrivés. Porto c'est quand même le but de ce voyage, et cela fait presque un mois que nous sommes partis... C'est un peu de la philosophie de bistro mais on dit que si la ligne droite est le plus court chemin entre deux points c'est rarement le plus intéressant, alors nous y avons rajouté pas mal de circonvolutions. La ville de Porto est jolie (ouf!!!). Elle est construite sur deux collines, le Rio Douro qui coule au milieu, y fait comme une grande entaille.
![]() |
| Le pont Dom-Luis, trait d'union entre les deux parties de Porto |
Entre les deux rives du rio Douro se dresse le pont Dom-Luis. Quand on le voit pour la première fois on pense tout de suite qu'il y avait du Gustave Eiffel dans ce pont là. Raté... Enfin pas de beaucoup car c'est un des disciples du grand maître qui l'a réalisé. Comme de partout en Europe c'est dans le quartier historique que l'on retrouve le mieux les traces du passé. Si le nord du Portugal fut lui aussi occupé par les Maures à partir du VIIIe siècle, cette occupation durera moins longtemps que dans d'autres régions de la péninsule Ibérique et les vestiges Mozarabes dans cette ville sont plus rares. C'est donc un déluge de monument à la gloire du Catholiscisme que nous avons visité ici. En "pôle position" il y a la cathédrale de Porto (aussi appelée La Sé) construite dans les années 1100. Du fait des nombreuses modifications qu'elle a reçues au fil du temps, elle mélange style roman, gothique et baroque (dixit les spécialistes) elle n'est pas d'une très grande beauté (à mon goût bien sur) certains lui trouvent même un look de forteresse...
L'église Sao Francisco est plus marrante. Ce sont les Frères Franciscains qui commanditèrent la construction de cet édifice en 1383. Au milieu du XIII ème siècle, l'intérieur de l'église fut refait de fond en comble, on y posa notamment des décorations murales sculptés dans le bois et recouvert d'or. Pour une communauté qui prêche une vie de pauvreté, plus proche des évangiles, le message était un peu brouillé. Cela fera son petit scandale même à l'époque. De nos jours il est absolument interdit de prendre des photos à l'intérieur, (peut être pour cette raison!!!) Toujours est il qu'avec l'avènement du smartphone cette interdiction est assez dure à faire respecter, d'ailleurs moi même.... Mea Culpa.
La Tour des Clercs c'est le clocher de l'église éponyme. A sa construction dans les années 1750 il devait y avoir deux clochers identiques... Mais voilà l'architecte italien qui fit les plans n'en fit bâtir finalement qu'un seul. Du haut de ses 76 mètres elle domine toute la ville, avec une vue imprenable sur la cathédrale (entre autre) c'est le monument le plus haut de Porto, il paraît même qu'avant il servait de phare aux marins qui rentraient au port.
Je fini ce tour des monuments sacrés par l'église Saint Ildefonso, nous ne l'avons pas visité car tout était fermé lors de notre passage, mais sa façade recouverte d'azulejos bleus sous les rayons du soleil de fin de journée ne nous a pas laissé le choix, photo obligatoire. Elle aussi fut édifiée dans les années 1750.
Tout ça nous fait beaucoup d'église hein? Pour des gens comme nous qui se disent pas bien intéressés par les choses de là-haut on pourrait croire qu'on cache bien notre jeu, et que si ça se trouve on est même allé à la messe tous les matins. Que nenni...Intérêt purement historique les amis, ces bâtiments (et ce sont souvent des édifices religieux) sont tout ce qui nous reste d'un passé souvent très lointain, et savoir que je me suis peut être assis dans la cathédrale de Porto à l'endroit même où un des roi de ce pays (Alphonse II ou Alphonse III va savoir) tint la main de sa reine... Mais je m'égare.
Porto c'est aussi une ville
![]() |
| La cathédrale de Porto vu de la Tour des Clercs |
![]() |
| Église Sao Francisco |
![]() |
| Et ses décorations en bois plaqué à l'or fin |
![]() |
| La Tour des Clercs |
![]() |
| Église Saint Ildefonso et sa façade "plaquée" azuleros |
![]() |
| L’emblématique marque de Porto |
Cette ville à un passé mouvementé. Aux XVe et XVIe siècles cette petite ville était un port de pèche situé au creux d'une anse avec un accès direct dans l'océan Atlantique, à cette époque le commerce de la morue faisait vivre la région. A la fin du XVIe siècle une très forte tempête ramena des milliers de tonnes de sable sur la côte, ce qui eu pour effet de boucher l'accès à l'océan, le port d'Aveiro se retrouvant du jour au lendemain ineutilisable, exit la prospérité de la région. Il faudra attendre le début du XIXe siècle pour que soient aménagées des passes et des digues sur l'océan, rendant de nouveau possible les activités portuaires. De nos jours Aveiro exploite le sel des marais salants qui se trouvent autour de la lagune. L'industrie liée au tourisme s'est beaucoup développée. La ville que l'on surnomme la "Venise portugaise" compte de nombreux canaux et dans les anciens bateaux qui servaient à la récolte les algues qui fertilisaient les dunes, "les Moliceiros" on promène maintenant les milliers de touristes qui viennent visiter la région.
| Les Moliceiros, sortes de gondoles portugaises, baladent les touristes le long des nombreux canaux qui sillonnent la ville |
![]() |
| On est sur le littoral, le poisson est partout |
![]() |
| Comme à Porto, la pression touristique est importante, et pour faire un tour de Moliceiros, il faut de la patience... Que nous n'aurons pas |
| Se baigner quand on est à moto c'est mission impossible |
| Les petites villas qui bordent le la plage sont décorées à l'aide de carreaux de faience |
![]() |
| Les "Ovos moles" spécialité pâtissière de la Ville, à base de jaune d’œuf bien sur |
Voilà la fin du séjour arrivé, pas tout à fait car il faut encore se taper les 1800kms du retour. N'oubliez pas que nous sommes à moto, qu'il fait trèèèès chaud et que nous sommes plutôt en retard sur notre calendrier de retour. Alors une fois de plus notre pauvre popotin sera mis à rude épreuve, mais quand on aime la moto c'est du détail tout ça... N'est ce pas Marie???
































Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire