jeudi 2 février 2017

Le Nicaragua février 2017

Choisir une destination de voyage n'est pas une chose facile tant il y a de pays qui nous tendent les bras. C'est à mon tour de décider cette année, et je vous l'assure, je n'ai pas ménagé mes efforts. J'ai lu pas mal de revues de voyages, passé beaucoup de temps à parcourir les forums sur internet, alors lorsque je suis tombé par hasard sur cette petite phrase accrocheuse au détour d'un blog: "Au Nicaragua, retrouvez le plaisir d'être accueilli en voyageurs et non en touristes" c'est rapidement devenu une évidence pour moi, nous irons visiter le Nicaragua en 2017.




Depuis un moment déjà l'Amérique latine nous fait de l’œil. Il y a deux ans un premier séjour au Costa Rica nous avait émerveillé. Mais avec autant de pays, tous à la fois si attirants et si différents, le casting était des plus difficile. C'est ce bout d'Amérique Centrale, tout rempli de volcans et de lacs, saupoudré de belles villes coloniales, sorti il y a si peux de temps d'une situation politique difficile, qui nous a définitivement séduit.

 Un petit rappel géographique

Nous sommes "attendus" le soir du 1er février à Managua. Au XVIème siècle l'ami Christophe, lui, avait  mis plusieurs mois avant de débarquer au Nicaragua, côté Caraïbe, ah ils savaient voyager à l'époque. Pour nous, c'est une grosse douzaine d'heures en perspective, une escale à Paris, une à Atlanta et nous serons vraisemblablement à Managua derrière un mojito avant 22h00.

Après 24h00 de voyage...Pas de Mojito, juste une petite bière!!!

Les chips de Marie sont composées banane , yucca et...peau de porc ! Pas très digeste...

Jeudi 2 Février 2017
Le lendemain
  les chips à la peau de porc ont trouvé preneur !

En attendant le chauffeur qui doit nous transférer à Granada, Petit déjeuner du Nicaragua et farniente pour récupérer du jetlag...



Une heure de voiture pour arriver à Granada ou nous nous installons à l'hôtel '"La siesta", accueilli par Souleymad et Bismarck (les Latinos ont souvent des noms improbables..)


et nous partons découvrir cette jolie ville coloniale 

Très  colorée....

Un petit tour dans le centre historique avec sa cathédrale


Place de la libération où le drapeau Sandiniste flotte au côté du drapeau National


 Puis nous plongeons dans un quartier plus populaire

Où les "Chicken  bus" ont bien du mal à se frayer un chemin


Nous y découvrons tous les petits boulots....


Boutiques anciennes....


Produits improbables...


Et vendeuses accablées par la chaleur.


Quant à nous accablés par le décalage horaires, nous filons vers la tranquillité de notre chambre d’hôtel!

Vendredi 3 février 2017

Après un petit déjeuner convivial où nous avons conversé avec notre logeur Boris globe trotteur hôtelier,  nous nous fixons l'objectif du jour...  Trouver le "Chicken bus" qui nous emmènera dimanche à Rivas là où nous prendrons le bateau pour l'ile d'Ometepe.

Passage devant l'Iglesias de la Merced, qui survécu (on voit encore la trace des flammes...) à l'attaque du flibustier William Walker en 1854


La vue du haut du clocher est splendide
regardez bien en haut, ce n'est pas le pape... C'est moi



Nous nous dirigeons ensuite vers la rive de l'immense lac Cocibolca (lieu du Grand serpent).
 L'endroit est très calme, de petites tables sont prévues pour le picnic des "Nicas"....


....Accompagnés par la faune locale


L'heure du repas approchant, nous trouvons un "cafetin", cantine des "Nicas", meilleur que les restaurants à touristes et un peu moins cher (5 fois moins..tout de même) et beaucoup plus sympathique et souriant !

Notre recherche de "Chicken bus " reprend après le repas...

 Et non, celui ci va à Massaya...

On a dit un bus pas une carriole !
Pour la petite histoire, la traduction de voiture ici ne se dit pas "coche" mais plutôt "carro", "coche" faisant plus référence à une carriole, et ici il se trouve qu'il y en a beaucoup...


Enfin !!!
 On l'a trouvé et on a même discuté avec le chauffeur qui nous a donné les horaires pour dimanche. 
Mission Accomplie!

Samedi 4 Février 2017

Ce matin, visite du musée situé au Conviento San Francisco.


Jolie bâtisse que le flibustier William Walker à saccagée en 1856. Reconstruite à l'identique en 1867 (c'est ce qui est écrit sur le fronton dans le cartouche...)


Très sympa visite du musée dans un décor historique.


Belles salles présentant la peinture primitive. 


Seul trois pays au monde on fait de la peinture primitive un mouvement national Haïti, la Yougoslavie et le Nicaragua.


Nous traversons une belle cour  intérieure  pour passer vers la salle pré-Colombienne. 


De grandes statues découvertes sur l'ile de Zapata nous accueillent .
Leur "autre-moi" sur la tête leur donnent des airs d'Aliens...


La salle des céramiques précolombienne finit notre visite.


Cette matinée culturelle nous ayant épuisé, nous avons repéré la piscine d'un hôtel de luxe ouverte au public pour nous protéger de la chaleur de l'après midi.

Piscine partagée avec les canards, lapin et varan....



Pas facile de rester entre humains...

Dimanche 5 février 

Nous quittons Granada ce matin. Adieu à cette jolie ville coloniale très bien entretenue. Nous quittons à regret son marché et ses vendeurs et vendeuses qui vous octroi d'un "Carino (chérie), Corazon (mon coeur), guapa ( ma beauté) à l'achat du moindre avocat ou concombre, enfin ces gentils mots sont pour Marie... Moi nada!!!

Vendeuse au marché central reconnaissable à son tablier en dentelle.

Prochaine étape l'ile d'Ometepe....Et ce matin au départ de notre hôtel, nous sommes équipés comme des vrais baroudeurs. Si on regarde d'un plus près on remarque quand même quelques incohérences, comme la veste de ski et les grosses chaussures que je porte à chaque transfert, Marie elle, reste fidèle à ses tongs de marche.

Je dois être le seul touriste de la région habillé en tenue de ski sous 35°C

Nous trouvons  facilement notre bus dans la gare routière,  et le départ se fait même presque à l'heure prévue.   Nous sommes partis à 9h 23. Sur les horaires, il y en avait un  bus à 8h30 (était-ce celui là en retard?) et un à 9h30 (ou peut être celui ci en avance??)
Au départ nous ne sommes pas trop serrés,  ça va vite changer.

Avec un tel ange gardien nous ne risquons rien...

Très souvent lors des arrêts des vendeurs montent et proposent de la nourriture.

Nous finissons par arriver au port, hé oui, notre destination se trouvant au milieu du lac Cocibolca c'est en bateau que se fait le dernier tronçon du voyage. 
Le bateau de 12h30 ne partira pas. On nous propose una "Lancha" à 13h00 ou un ferry à 14h20. Marie choisi pour des raisons de sécurité le ferry (et je la comprend). Nous découvrirons le soir venu que des touristes ont refusé de monter dans la "lancha" surchargée et bancale. Cocibolca est un lac certes, mais très grand, et il y soufle un vent d'enfer en permanence. 2h d'attente au bord du lac...Nous choisissons une activité plaisante !





Le voilà notre ferry!!! Un peu en retard, pas très grand, mais avec une belle télé qui nous a permis de revoir le film Shrek en espagnol.
Ce transfert en Chicken bus et ferry restera une experience pleine de couleur et de bruit.
 

L'ile d'Ometepe est en fait la partie visible de deux volcans qui sont sortis du lac, je vous présente le plus grand, qui répond au doux nom de Conception, toujours actif bien sûr. ..
Nous voici arrivés à notre hébergement. 
Comme le précédant, il y a une grande cuisine collective...


Un grand hamac...

Et des lapins !

Demain on rencontre le loueur de 2 roues. Mobylettes, vélo ou moto on ne sait pas  encore ce qu'il pourra nous proposer... 

Lundi 6 février

Comme prévu notre loueur de motos est arrivé ce matin avec deux scooters dans un pickup. Après un petit 1/4 heure d'explication, je fais comprendre à ce brave homme que je préférerais une petite moto de tout terrain, ayant lu sur pas mal de blog qu'il y avait beaucoup de routes non goudronnées. Il a ce genre de modèle en stock, il va remballer ses scoots et revenir avec la bête. On discute le prix, qui est bien sur plus élevé pour la moto que pour un scooter parce que blablabla.... Mais c'était sans compter sur l'intervention de Marie qui, jusqu’à présent se tenait bien sage dans son coin (imparable quand elle fait sa gueule d'ange) et on obtient finalement une ristourne qui rendrait jaloux un marchand de tapis.

La voilà la terreur de la négociation, l'Attila du marchandage

Le loueur lui a même prêté un joli casque de fille.

A 10 h00 tous les documents sont faits, nous avons même eu le temps de passer faire le plein de Cordoba à la banque, et nous nous élançons sur la route pour cette première journée d'aventure. Alors quand je dis qu'on s'est élancé,  restons modeste. Vu l'état de la route en question... Puis quand je parle de route, c'est sur les deux premiers kilomètres, car rapidement on s'est retrouvé sur une piste, qui ne nous a plus quitté de la journée. Ah les joies du tout terrain, heureusement que nous n'avons pas loué le scooter.

La c'est la route, et derrière moi vous avez reconnu le volcan Concepcion

Avant de continuer avec les descriptions de ballades, il convient de préciser un peu la topographie de cette île d'Ometepe. Elle est constituée de deux volcans reliés par un bout de terre. A l'ouest Concepcion le vilain volcan encore en activité dont les dernières frasques eurent lieu en 2010, et Maderas à l'est qui lui est éteint avec un joli lac de cratère à son sommet. Le plus haut c'est Concepcion, avec un peux plus de 1600m, Maderas lui culmine à 1400m.

Nous avons trouvé ce joli dessin qui représente l'ile sur le mur d'un restaurant.

Alors on le visualise bien sur le dessin, une des seules routes disponible sur l'ile fait le tour des deux volcans, le tout dessine une sorte de monocle. Nous logeons à l'extrémité ouest, à Moyogalpa et nous avons décidé de nous rendre jusqu'à Altagracia, d'y déjeuner, puis de chercher des jolis coins de baignade dans cette partie de l'île. La première partie du programme se déroule comme prévu. Nous roulons au milieu des motos, chevaux et des troupeaux d'écoliers en uniforme qui rentrent de l'école, tout ça à petite vitesse et sous un soleil de plomb.


Altagracia surgit d'un coup, il était temps, on allait mourir de soif. Marie qui possède un sixième sens dédié exclusivement à la recherche des bons restaurants nous trouve de suite ce qu'il nous faut.

Et ce sera notre premier Ceviche... et surement pas le dernier.

En début d'après midi, nous partons visiter Altagracia, le village est petit, tout calme et sur la place centrale il doit bien y avoir les 3/4 de la population. Un super bar fait un angle de rue avec des portraits de révolutionnaires latinos, mais nous n'avons reconnu que "El Che". Nous y repasserons sûrement, et ça fera peut être l'objet d'un futur quiz.

Combien peut il y avoir de portrait comme celui ci dans le monde?

Il est temps maintenant d'aller voir cela  de plus près. GPS au poing, Marie à fière allure. Avec maitrise elle me conduit directement dans ce qui me semble être une bananeraie. C'est très joli, mais de plus en plus casse gueule.

Mais non c'est bien la bonne route, t'inquiète je maîtrise. ..


Jusqu'à ce qu'un énorme camion chargé de bananes, arrive en sens inverse. Pas de place ni à gauche ni à droite, je plonge dans les bananes. Pas de bobos mais quelques suées pour ressortir la moto.

On est maintenant sur les bords du lac, et ici ce sont des dames qui lavent leur linge.

Le lac est immense, et nous avons vraiment l'impression d'être en bord de mer.
Après cette ballade intense, déshydratés et assoiffés, nous rentrons sur Moyogalpa. Suite des aventures demain...

Mardi 7 février

Nous avons comme projet d'aller visiter les "Ojos de Agua" une source thermale froide (c'est un comble avec ces deux volcans à côté) qui a été aménagé en petit coin de paradis. Ça se trouve sur la côte sud de l'ile, côté Maderas. Notre logeur, Mrs Gio, nous conseille de passer par le sud, seul côté ou la route pavée est la plus longue.
Effectivement, c'est bien plus cool par là. Quelques petits détails nous rappellent que nous sommes au Nicaragua...

La route qui traverse une piste de décollage

 Le bétail omniprésent sur les routes, ici des vaches, mais les chevaux et les cochons sont très présent également...bien plus que les automobiles


Le transport de denrées alimentaires que se soit en chariot, vélo ou camion..


Arrivé à Ojos de agua, nous découvrons une oasis sacrée pour les premiers habitant de l'ile


L'eau qui sort à cet endroit à des propriétés thermales magiques, Marie a été transformée en grenouille... Mais non je déconne!!!

Des bienfaits pour la peau, une action contre le stress, réduit les rhumatismes. Marie veut tester immédiatement.


Nous reprenons quelques forces avant de reprendre la route...


...qui nous mène à 5 km de là, à Altagracia,  petite ville dont nous sommes tombés amoureux. Voici notre cantine du jour.

C'est dans cette ville Sandiniste, sans doute, les poteaux, les pierres et même les arbres sont peint en rouge et noir, aux couleurs du FLNS.


De beaux portraits de révolutionnaires ornent la façade du bar central. 
Petite devinette qui est celui ci ?


Ici pas de publicité pour Mac Do ou carrefour, mais ce genre de panneau
"Où que  vous alliez, vos droits vous suivent. Les migrants sont des humains égaux en droits."

L'après midi nous commençons nos repérages pour faire le tour complet de l'ile. Côté volcan Maderas, l'Ambiance est vraiment relaxant.  Il y a peu de gens mais pas mal de vaches de cochons de chevaux qui se baladent le long de la route... prudence nécessaire. y a beaucoup de Nicas qui se déplacent à cheval.

Moi le mien il est mécanique et il m'obéit sans discuter.

Le soir, alors que nous rentrons bien sagement, nous nous sommes fait arrêter par la police. Marie ne portait pas son casque (pourtant si joli) et moi je n'avais aucun papier sur moi...

Et voilà une amende, 15€ à aller payer à la banque demain afin de pouvoir récupérer le permis de conduire de Marie... Moi qui n'avait pas de papier je n'ai rien eu...

Mercredi 8 février

Photos d'une journée réussie










Tout allait pour le mieux, et nous n'avions plus qu'à récupérer le permis de conduire de Marie...Pour cela rendez vous était pris avec Mr l'agent de police qui devait nous redonner le précieux papier en échange de la preuve du payement. Et ben on peut vous dire que l'agent de police  N°16777 de Myogalpa n'a  pas inventé le fil à couper le beurre !!!
Le permis a été envoyé à la police de Rivas, une ville qui ne se trouve pas sur l'île bien sur. Nous essayerons de le récupérer samedi, sans grand espoir...d’où une légère déprime ce soir. Mais bon une bonne douche froide (il n'y a pas l'eau chaude dans nos "hospedajes"...), et ça repart !

Jeudi 9 fevrier

Après une soirée bien sympa à discuter avec Ophelie et Jéremy, 2 jeunes voyageurs partis pour 6 mois dont 3 mois au Panama,  nous nous lançons dans le tour de l'ile...Départ tôt le matin, enfin quand Alain aura retrouvé tout son matériel de Camera Gopro....pfffff...
Nous voici partis sur les routes qui font le tour des volcans Conception  et Maderas.

Conception
Maderas
Une légende prétend qu'il s'agit des seins surgissants hors de l'eau d'une belle femme endormie au fond du lac.
Sur la route nous croisons nos écoliers et écolières. Certains vont à l'école le matin, d'autres l'après midi de 12h à 16h, ce qui fait qu'il y a toujours des enfants en uniforme scolaire sur les routes.
Les cavaliers sont toujours très présents, tous les hommes de l'ile montent à cheval depuis qu'ils sont enfants.

Cheval Harley Davidson (avec franges)

La récolte de la banane plantain bat son plein .
La banane d'Ometepe est très prisée en Amérique centrale. C'est une banane à cuire délicieuse.
Sur Maderas, un panneau nous interpelle

Ce sera le petit José du haut de ses 7 ans, les pieds dans les tongs de sa mère (il ne trouve plus sa deuxième tong) qui nous guidera.

Il y a plein de petrogylphe dans leur jardin. Ces pierres ont été sculptées par les premiers habitants de l'ile.


Josué fait aussi de la photo...


Sa maman nous préparera deux grandes citronnades glacées. Le temps de parler un peu des horaires des écoliers et des longues distances qu'ils font à pied ou à vélo pour rejoindre leur école, et il sera l'heure que Josué et sa sœur partent l'école. Ils y vont l'après midi.
Sur la route alors que nous cherchions un endroit pour manger, un jeune homme nous indique le comedor Loana.


Le poisson étant au même prix que le porc, nous refaisons le même menu que la veille


La chaleur de l'après midi nous oblige à rentrer sur Myogalpa.
Nous trouvons refuge au parc central où un étrange Monument nous intrigue.


Il s'agit de la borne wifi gratuite et libre pour les passants. Nous avions vu la même à Altagracia. Toutes les communes Nicas ont elles le même équipements ?
Si  ce blog est si fourni , c'est que la connexion est très bonne. Ici à Ometepe perdu au milieu d'un immense lac, et bien, nous sommes reliés par fibre optique !
Quand je pense qu'a La Fayette nous sommes en zone blanche....

Vendredi 10 fevrier

Quelques mots rapides car l'électricité est capricieuse ce soir. Dernière journée de farniente dans le calme d'Ometepe.
Un petit tour à Altagracia pour manger le meilleur ceviche de l'ile


une après midi de détente à "Ojo de Agua" et en soirée la visite de la Punta, une pointe de sable qui s'enfonce loin dans le lac.

Un petit dessin pour vous expliquer

Nous rendons la moto ce soir, Alain est tout triste....


Nous disons au revoir à la douceur de vivre d'Ometepe

Pour rejoindre San Juan del Sur et ses Sunday Funday....

Samedi 11 février

Ce matin, chez Gio, nous sommes bercés par la musique latinos. On est Samedi...Les Nicas fêtent cela !
Nous n'avons pas mis beaucoup de photo de Moyogalpa...
 "Dieu est ici"
La fameuse borne wifi sous le drapeau sandiniste

"Il n'y a pas d'étranger juste des amis que l'on n'a pas rencontré"

Notre fournisseur de tomates et "pepinos" pour notre salade du soir
Et puis on s'est aussi rendu compte qu'on avait oublié de mettre des photos sur....
non on arrête...
Ce n'est pas parce que l'on est triste de partir d'Ometepe qu'il faut surcharger le blog de photo!

Samedi 11 février

Départ de l'ile d'Ometepe. Gio nous emmène au port de Moyogalpa.

 Là, je ris bêtement, mais il y a une explication. Marie qui vient de demander à notre logeur de me donner une poignée de mains pour la photo, me demande la même chose mais en français cette fois.
Dans la précipitation elle utilise la même tournure qu'en Espagnol, et en français ça donne "prend lui la main Alain pour la photo" Je n'ai pas saisi tout de suite pourquoi je devais prendre la main de ce grand garçon, il aurait d'ailleurs été un peu étonné je pense!!!
Le bateau de 9h ne partira pas, il y a trop de vent. Il faut attendre le feu vert du port de Rivas car les bateaux ne peuvent pas accoster la-bas.
A 10h15, l'Ometepe 3 apparaît à l'horizon.


Nous pouvons enfin rejoindre San Jorge où un taxi nous propose un super prix pour San Juan del Sur. Le conducteur est bavard, nous parlons du futur canal au Nicaragua qui sera plus grand que Suez ou Panama. Mais il n'a pas vu les travaux commencer...

Arrivée à l'hôtel Rosita


Ce sera un deux pièces avec petite cuisine et....9 ventilateurs. 
Une grande cuisine collective est à disposition comme d'habitude.


Le prénom d'Alain enchante le propriétaire qui le répète ainsi "Alahine" (ce sera souvent le cas ici, je ne comprend pas bien pourquoi)
Les Nicas ici sont moins timides que sur l'ile d'Ometepe et plaisantent volontiers. Il faut dire que sur l'ile les premiers touristes ne sont arrivés qu'il y a seulement 10 ans.

San Juan del Sur est une petite ville balnéaire


Avec ses petits commerces


Ah! Il est 16h, l'heure de la plage. Nous allons voir si le Pacifique est froid... La réponse est oui 😨

Nous quand on arrive sur la côte Pacifique, il y a une coutume que nous ne ratons jamais... Assister à un  coucher de soleil, c'est ce que nous avons fait dès ce soir.


De l'autre côté de l'océan,  sensiblement à la même latitude, la Thaïlande ou nous étions l'année dernière. 

Dimanche 12 février

Nous avions peur du bruit des fétards noctambules dans cette ville balnéaire. Or la nuit a été très calme, bien plus silencieuse qu'a Ometepe où les chiens et les coqs s'expriment volontiers la nuit venue. Car ici le coq est coriace il chante même la nuit !


Ce matin, nous chaussons nos baskets. Nous voulons monter voir le Christ qui domine toute la baie. "C'est le même que celui de Rio" à déclaré tout fier notre taxi man d'hier, le même. ..en plus petit quand même (24m au lieu de 34m).
Nous sommes déviés de notre chemin par la pancarte suivante

"Ne pas se baigner.Crocodile dans l'eau"

En faisant notre détour, nous passons par un quartier Nica qui propose quelques hébergements avec cours d'espagnol inclus

En suivant le panneau de la "divine miséricorde"...


...Les maisons se transforment complètement. 


Il faut dire que la vue est aussi belle que les maisons.



Si vous êtes intéressés, cette maison est à vendre...
Enfin nous arrivons au but


Notre petite cantine de midi est sonorisée de rythmes latinos  Merengue, Cumbia et Salsa. Cet après midi nous allons faire nos petites emplettes pour la saint Valentin qui approche.
En revenant à notre hôtel à la tombée de la nuit, nous assistons au départ des touristes pour les soirées appelées  "sunday funday".  Ça ne fait pas très longtemps que nous connaissons le principe, c'est en discutant avec deux américains sur l'ile d'Ometepe que nous l'avons découvert. Pour faire simple, des camions ramassent tous les jeunes touristes qui veulent s'amuser, et les emmènent à bord de pickups dans les hôtels de San Juan del Sur pour faire la fête toute la nuit. Régulièrement au cours de la nuit, tout le monde change d'hôtel. Retour au petit matin dans quel état ? 


Décollage imminent, au programme, musique, dance, alcool, drague. Nous étions partant, mais la moyenne d'âge n'exède pas 25 ans...

Lundi 13 février


San Juan del Sur n'a pas toujours été la station balnéaire que l'on connait aujourd'hui.
Cette ville fut fondée par André Nino en 1522 qui déjà à l'époque cherchait à trouver un passage entre l'Atlantique et le Pacifique. Au milieu des années 1800, alors que la ruée vers l'or battait son plein aux États-Unis la ville fut un port important, lieu de transit de tous les échanges entre la côte Californienne et New York.


C'est aujourd'hui une crique tranquille de bateaux de pêcheur et de plaisance.


Ce fut un front important lors de la révolution Sandiniste


Où fut abattu lors d'une embuscade Gaspar García Laviana, prêtre ouvrier qui avait choisi la lutte armée. 

Né en Espagne, pas très loin du village d'origine de Marie




Les participants au "Sunday Funday" soupçonnent-ils l'histoire riche et mouvementée de leur lieu de fête et de beuverie ?

San Juan Del Sur est aussi connu des gens d'Amérique centrale car à quelques dizaines de kilomètres au nord de la ville devrait arriver une des extrémités du futur canal du Nicaragua. On entend peu parler de ce projet en Europe. Il est vrai qu'ici tout le monde n'est pas convaincu que les travaux débutent un jour. Il faut dire que le projet surpasse en réalisation ce qui c'est déjà fait de nos jours. Plus long que le canal de Panama, plus large que celui de Suez, avec à la clef  la construction de deux ports en eau profonde, d'un lac artificiel, et d'un aéroport. 

Document récupéré sur internet

Les défis techniques sont de taille, et le coût total des travaux bien supérieur à ce que peut financer le Nicaragua. C'est un partenaire Chinois qui devrait mettre la main au portefeuille en échange d'une concession de 50 ans. Au dernières nouvelles le magnat financier aurait perdu 85% de sa fortune suite aux différentes crises boursières sur les places financières asiatiques. Le projet de canal va t'il tomber à l'eau??

Mardi 14 février 

C'est la St Valentin. Ici on ne risque pas d'oublier. Depuis plusieurs jours sur la chaîne TV que nous regardons il y a une  petit ange qui décoche des flèches toutes les deux minutes dans un gros cœur tout rouge. Ce soir ce sera restau en amoureux.
mais pour le moment nous devons récupérer notre voiture et nous diriger vers Masaya ou nous attendent les volcans.
La récupération de la voiture à lieu à l'hôtel Victoriano, le plus vieil hôtel de San Juan del Sur, Mark Twain et Rubio (écrivain hispanique) ainsi que plusieurs présidents latinos s'y sont arrêtés. 


Passage par Rivas pour récupérer le permis de conduire de Marie. C'est un policier, nous ayant arrêté parce que nous avions pris un sens interdit (devant le commissariat...), qui nous indiquera fort aimablement le guichet "reprise des permis".
Et miracle....le permis nous attendait là! 


Arrivé à notre hébergement,  un papy Nicas nous montre piscine et billard.

Sympa une petite partie à l'ombre de la varengue...

Le soir venu, nous partons à la recherche d'un lieu pour fêter dignement la Saint Valentin.

Dans cette petite ville de province, nous finissons par trouver un restaurant Karaoke 

Bouillabaisse Nicas avec poisson, crabe et langouste

A demain pour la découverte de la lagune de Apoyo.

Mercredi 15 Février

Nous n'avons pas fait la Laguna d'Apoyo. Sur le chemin, nous avons  traversé Los Pueblos Blancos, anciens villages indiens ayant développé chacun un artisanat spécifique.
A Masatepe, ou  nous logeons, les habitants fabriquent les rockings chairs du Nicaragua. Voici quelques modèles


Niquinohomo est le village de naissance de Sandino

A Caterina, village à vocation horticole, il y a le belvédère sur la lagune à d'appoyo


San Juan del Oriente,le village des potiers est notre coup de coeur





La pause déjeuner à Diriemo nous permet de suivre le va et vient d'un petit village.
Ici les gens n'ont pas de voiture, ils se déplacent en tuk-Tuk, en Bus, ou en carriole.


A Diriemo et Dira, de nombreuses représentations féminines des anciens habitants indiens sont présentes


Passage par Massaya


De là, nous décidons d'aller voir le volcan Massaya. C'est un des volcans actif
Du Nicaragua, il  crache de la fumée  (dioxyde de soufre) et on peut voir, loin au fond un lac de lave en fusion. Lorsque nous arrivons au bas du volcan nous décidons d'y monter dans la foulée. Initialement nous avions programmé une visite nocturne mais Marie qui a pas mal discuté avec notre précédent chauffeur de taxi, à appris que de nuit le volcan etait pris d’assaut. Bien nous en a pris.

Le volcan Masaya à plusieurs cratères celui qui fume et qui crache c'est celui qu'on va voir, c'est le St Fernando, bien repéré sur cette maquette du musée.

Et le voilà en vrai. On voit même un peu de lave au fond si on regarde bien.

Depuis fin 2016 le volcan semble reprendre un regain d'activité. A tel point que les visites du cratère par les touristes sont plus cadrées. Le nombre de personnes autorisées sur le site est limité et le temps de visite ne doit pas excéder les 5min. Lorsque nous nous sommes présentés à l'entrée,  nous étions peu nombreux. Du coup nous avons pu rester plus longtemps dans les vapeurs soufrées à observer tout au fond du cratère les bouillonnements de la lave en fusion. Si ce n'était les émanations soufrées qui font tousser, nous serions bien restés des heures.

Jeudi 16 février

Nous avons discuté une bonne partie de la soirée avec notre logeuse de l'intérêt de découvrir le monde pour s'ouvrir l'esprit (son fils est à Taiwan  et sa fille en Espagne...) et de l'histoire mouvementé du Nicaragua.
Aujourd'hui nous irons farnienter à la lagune d'Apoyo. C'est un lac d'origine volcanique qui s'est formé lors de l'explosion d'un cratère.


Carrioles et Caponeras ( tuk-tuk) nous accompagnent tout le long de la route.



Nous arrivons enfin au bord du lac. 


L'eau est à 27 C, la profondeur du lac est de 127 m.
Un couple de plongeur et quelques Nicas profitent de ces eaux bleues.


Il n'y a que des Nicas et nous dans notre cantine de midi.

Le patron refuse les armes à feu...Nous voici rassurés..

Une petite ballade en forêt avant de rentrer sur Caterina.

Bye-Bye Pueblos Blancos, Laguna d'Apoyo et volcan de Massaya
Demain nous partons sur la côte Pacifique à Ponchomil ....

Vendredi 17 février 

Départ pour Pochomil.
Nos hôtes sont québécois, leur hôtel est bien agréable.


Par contre, niveau internet, ils se débrouillent moins bien que les Nicas.  Et un petit détail qui a son importance au bout de deux jours, il n'y a pas d'eau douce!!! Lavage à l'eau de mer

Très difficile de transférer les photos sur le blog. Finalement il n'est pas si bien que ça cet hôtel.

Vers 16 heures, les bateaux du port de pêche de Masachapa sortent en mer pour la nuit.



Demain à 6h du matin nous irons voir le retour des pêcheurs. 




Samedi 18 février

Pour tout vous dire, nous n'avons pas eu d'internet chez les québécois,  ni d'eau, ce qui coulait de la douche était l'eau du pacifique salée à 30g/l et tout cela trois fois plus chère que chez les Nicas qui eux ont eau et internet !
Sinon Marie a "adoré" le port de pêche. 
Voici une salve de photo du retour de la pêche de nuit à 5h 30 du matin.


Les Nicas se précipitent lors du retour des bateaux.


Une gamine qui courrait dans tous les sens nous a fait penser à Marina. ..



Dimanche 19 février


Départ pour Léon,  retour chez les Nicas.


C'est beau, il y a de l'eau, de l'internet c'est super bien placé à Léon et c'est au tarif Nicas....


Dimanche 19 février

Nous voici arrivés à Léon. De trés loin on aperçoit la cathédrale d'une blancheur immaculée. 

De grands lions symboles de la ville et du poète Dario Ruben ornent la ville.


Sur la place se trouve le musée de la révolution.
Son principal attrait est la personnalité de ses guides, tous anciens guérilleros Sandinistes ayant participé à la lutte armée contre Les Somozas et les Etats-Unis.
Cette période verra la mort de 45000 personnes en 45 ans.
Notre guide est aussi indigène.


Test par Alain des Bazookas faits mains à usage unique.
En bonus nous montons sur le toit de l'ancien palais du gouverneur, monument appartenant aux vétérans guérilleros.


Outre les photos des manifestations et des guérilleros de l'époque, on peut voir de jolies fresques murales.



Nous prenons rendez vous avec notre super guide pour un tour de la ville historique mardi 8h.

Découverte de la ville de Léon, ville estudiantine et historique du Nicaragua.
De nombreuses églises

Des jardins et parcs

Et surtout la capitale de la révolution Sandiniste...
Car le calme et la quiétude qui se dégagent de cette ville lorsqu'on arpente ses rues, ne doivent pas faire oublier le passé tumultueux du Nicaragua. Il fut l'un des premiers pays à être colonisé par les Espagnols dans les années 1500, et ne retrouva sa liberté qu'en début de 19ème siècle. Retrouver sa liberté est un bien grand mot tant l’ingérence des américains fut insupportable. Rappelez vous l'épisode du "barbouze" William Walker qui dans les années 1850 débarque des US avec une poignée de mercenaires et ravage Granada... Appuyé par les américains,  il se proclamera président du Nicaragua, poste qu'il ne tiendra que peu de temps.
C'est dans les années 1920 que le premier mouvement révolutionnaire voit le jour, avec comme chef, celui qui deviendra le symbole du futur mouvement révolutionnaire, le FLNS. Si Augusto Sandino réussi finalement à chasser les Yankies de son pays, il se fait tout de mème assassiner par le chef de la garde nationale, (mis en place par les US avant leur départ) le tristement célèbre Anastasio Somoza.

Nous sommes en 1937 et voilà notre pauvre Nicaragua reparti pour près de 45 années de dictature jusqu'en 1979, date à laquelle le dernier des fils Somoza sera renversé.
C'est le front Sandiniste sous les commandement de généraux célèbres ici, comme Thomas Borges, Carlos Fonseca, Sylvio Mayorca qui mènera la révolution contre cette famille de dictateur à partir de 1961.


Après 18 années de guérilla et 45000 morts, le dernier des Somosa parti, on aurait pu croire que la paix pouvait enfin s'établir au Nicaragua avec les élections démocratique qui menèrent le FLNS au pouvoir en 1985.

Fresque réalisée en 1984

C'était sous estimer le pouvoir de nuisance des USA qui s'employèrent à saboter le nouveau gouvernement en armant des commandos contre-révolutionnaires (les Contras) qui feront tout pour discréditer le nouveau pouvoir, allant  jusqu’à miner les ports et réaliser des opérations militaires aux frontières du Honduras.
Les conséquences de ces événements feront échouer le premier mandat du FLSN et  pendant les 3 mandats électoraux suivants, soit 18 ans, le FLNS sera écarté du pouvoir (et jouera le jeux).

Retour au pouvoir par les élections du FLNS en 2007, 2012 et 2017.

Lundi 20 février

Nous sommes montés en haut de la Cathédrale.
L'accès au toit se fait pieds nus pour ne pas salir la blancheur immaculée de la Cathédrale, et lunettes de soleil conseillées sous peine de brûlures oculaires dues à la réflexion du soleil sur la surface blanche.
La durée de la visite est limitée de toutes façon à 25 minutes à cause de la chaleur...



Marie qui n'avait pas ses lunettes de soleil a les yeux qui brûlent encore.
Jolie vue sur les nombreuses églises environnantes.


Une ballade dans les rues va nous prouver que Léon "la libérale" est aussi colorée que sa sœur enemie Granada "la conservatrice". De tout temps cette rivalité entre les eux villes perdurera. C'est pour cette raison que Managua sera finalement choisi pour capitale, mais elle manque cruellement de charme par rapport à ces deux voisines.


Quelques emplettes dans la rue et le marché couvert pour notre repas du soir préparé dans la cuisine collective de notre "hostel".



La soirée finira autour d'un café du Nicaragua préparé par notre voisine Valéry,  New-yorkaise qui s'envole le lendemain pour le Guatemala afin de donner des cours d'anglais à des enfants indigènes.
Nous aurions bien discuté avec elle plus longtemps... Pour une fois qu'on comprend un Américain

Mardi 21 février

Rendez vous avec notre guérillero Sandiniste qui nous racontera l'époque des Somoza et la prise de Léon auxquelle il a participé.


La visite des centres de torture des Somoza est poignante.

Nous découvrirons le lieu oú le poète Rigoberto Lopez abattit Somoza de trois balles (empoisonnées). Lui même fut criblé par 35 balles.



Notre guide indigène était responsable de la défense militaire du  quartier indien de Subiata que nous visiterons également.
La maison commune de Subiata est décorée de symboles indigènes dont le dieu serpent à plume.


"Madre" nous accueillera dans sa maison, ancienne cache d'armes et centre d'entraînement militaire des Sandinistes.


Le rythme et l'énergie d'un guérillero Sandiniste étant redoutable, nous reviendrons de cette visite épuisés mais heureux.

Mercredi 22 février

Journée en bord de mer et de mangrove à Las Penitas.
Nous avons fait un tour de bateau à la Isla Venado.

Nous avons vu toutes sorte de mouettes, des ibis, des cigognes américaines.

2 bébés cigognes

Nous avons également vu l'araignée fils d'or dont la toile brille au soleil et...un crocodile de 1m50 assez peureux. D'après notre guide, le chien constitue son met préféré. Vu le bruit des chiens la nuit venue, ce n'est peut être pas une mauvaise chose...
Nous avons visité un centre de sauvegarde des tortues marines créé et géré par les indiens.


La personne qui nous reçoit élève et ré-introduit des tortues marines depuis 35 ans.
Une tortue marine pouvant se reproduire à l'âge de 15 ans, cette dame est sûrement déjà arrière grand mère de tortue.
Les œufs de tortues sont récupérés sur la plage et mis dans de grands sacs de sable propre à température contrôlée.

Ici 60 oeufs de tortues tora qui naîtront le 11 avril 17

Et voici un bébé sur le point de naitre


500 tortues ont déjà été relâchées cette année.

Brulé par le soleil lors de notre ballade bateau, nous finirons la journée à l'ombre à regarder les surfeurs.


Et Marie piquera même une petite tête


Jeudi 23 février

Dernier jour à profiter de la chaleur de la côte pacifique.
Demain nous montons dans les montagnes du nord du Nicaragua plus fraiches et plus embrumées.
Donc ce sera farniente à la plage toute la journée, qu'on se le dise !
Pour tout vous dire, Alain ne se sentait pas en forme depuis quelques jours.
Et nous avons trouvé la raison...déshydratation !
et le remède suivant, à commander dans une paillote Nicas

3 litres79 de "Agua pura" à partager à deux. Après cela, nous sommes en pleine forme !

Au revoir Léon....
ville jeune au lourd passé historique, 
ses belles églises et son quartier indigéne de sutiaba, 
La gentillesse de ses habitants et la fraicheur du parque central le soir venu...


Vendredi 24 février

Sur la route d'Esteli, nous passons par Los hervideros de San Jacinto, champ géothermique créé par le volcan Santa Clara. 


Un guide est indispensable car le sol peut par endroit s'effondrer et faire jaillir eau et vapeur brûlante. Il nous expliquera que sans ce champ de fumerole le volcan Santa Clara que vous voyez derriere nous en arrière plan serait en irruption permanente.

Dans ses mains, deux sacs d'argiles pour faire des masques de beauté.

Marie va devoir en faire tous les jours avant notre départ car pas question d'embarquer cela avec nos affaires!
Suite à une erreur de navigation (c'est de ma faute a dit Marie), nous avons fait du "Dakar" au Nicaragua. Une quarantaine de kilomètres de piste avec notre...suzuki Alto.
Voilà, nous avons croisé pas mal de cavaliers


Un bus qui transportait du foin...


Pris une auto stoppeuse ( la voiture à failli rendre l'âme en raison du surpoids)
et beaucoup douté entre ornières, cailloux et côtes pentues.

Nous voici arrive à Esteli. 
Notre hôtel est à but non lucratif, ses bénéfices sont investis dans  les écoles Sonati.
De jolis slogans sont peints sur les murs, voici celui de notre chambre


Et summum du luxe, l'eau de la douche est chaude


24 jours de douches froides cela use un peu...
Nous allons donc en profiter avant de faire un tour à Esteli !
Esteli nous surprend, nous semble différent.
Tout d'abord il y a des voitures, plein de voitures.
Puis les maisons ont des fenêtres comme en France, jusqu'à présent seules des fenêtres à claire-voie et moustiquaires nous séparaient de l'extérieur. 
Pas de drapeau, caillou, arbre, poteau peint en rouge et noir, cette ville n'est plus Sandiniste. 
Mais on retrouve nos jolis Chicken bus

Tiens un panneau et non il ne s'agit pas du prochain western à l'affiche...
C'est une affiche pour les élections qui ont eu lieu en 2016.

Un exemple de sculture traditionnelle trône sur un côté du parquet central

Demain, nous allons essayer de trouver, vers la réserve de Tizey, Senor Gutierez, l'homme qui sculte la montagne...

Samedi 25 février

Notre hébergement est très sympa. 
Si on ne nous compte pas, la moyenne d'âge des voyageurs est de 22 ans 1/2. 
Des notes de guitares nous bercent pendant le petit déjeuner....


Deux chats font partie de l’équipe de l'hôtel et on est prié d'être aimable avec eux..



Trêve de farniente, on prend notre voiture pour aller à la réserve de Tizey.
Là on refait le "Dakar" et un peu de marche pour arriver à "El salto d'estanza"



Des américains nous prennent en stop pour nous ramener au parking. 
Voici leur voiture...


Voici la notre


A nouveau une petite marche pour arriver au mirador de Tisey, une jolie vue sur les volcan nous attend


Mais nous sommes à la recherche de notre sculpteur de montagne, quelques habitants nous renseignent. Il faut traverser ce troupeau de taureaux...


Descendre au fond de la vallée, et nous voici arrivée à Jalacate, hameau de trois habitants. Un vieil homme charmant inscrit nos noms sur un registre et nous indique le chemin  à suivre. Des pierres sont gravées le long du chemin


Quand tout à coup la falaise scultée apparaît






Nous rencontrons enfin notre "facteur cheval" Nicas, Alberto Guitierrez.


40 ans à sculpter la montagne, tout ses racines y sont représentées nous déclare-t-il.
Il est intarissable sur chaque plante qu'il croise, c'est également un puits de science botanique.
 Nous voici entrain de faire le signe de paix et de bonheur. 

Après cette bonne journée de marche (17000 pas) nous trouvons un chemin pavé pour ramener notre petite suzuki...
Demain visite de la communauté de Garnacha.

Dimanche 26 février 

Lorsqu'on voyage il y a des petits détails auxquels on ne porte guère d'attention jusqu'à ce qu'ils prennent d'un coup on ne sait trop pourquoi plus d'importance.
Pourquoi je vous raconte ça ?? C'est bien simple. Au début de notre séjour, Marie qui farfouille sans relâche sur internet s'était étonnée en apprenant que dans le nord du pays on fabriquait un excellent fromage de vache, une sorte de tome, obtenue selon un procédé de fabrication Suisse. L'info ne nous avait pas perturbé plus que ça jusqu'à ce que récemment, en faisant nos courses, je tombe sur cette perle rare, le fromage du Nicaragua. Ni une ni deux, j'en achète un (trop gros) morceau pour goûter. En France nous sommes quand même bien placés pour donner un avis non?
L'essai ne fut pas concluant et si je devais décrire avec des mots l'impression que m'a  laissé ce fromage, je dirai, un premier goût de "paic citron", une texture de gomme, avec en fin de bouche l'impression d'avoir sucé un bloc de sel. Rien de génial donc, nous avons abandonné sans regret le bout de fromage dans un frigo à Léon et l'idée qu'on puisse faire du bon fromage au Nicaragua.
Or,il se trouve qu'à quelques kms du restau ou nous avons prévu de manger ce midi, cette spécialité fromagère est fabriquée par une communauté du nord du Nicaragua, il y en a au menu, nous allons pouvoir y gouter.
Le fromage en question est à gauche sur l'assiette, il ressemble comme un frère à celui déjà goûté auparavant 
Comme il reste quelques kms aller-retour pour aller acheter ce fromage nous décidons d'y aller après le repas si ça vaut le coup. Résultat... pareil que la première fois...Vu le résultat il va sans dire que nous ne nous sommes pas déplacés pour en acheter.
C'est à partir de ce moment que nous nous sommes penchés sur cette histoire. Comment tant de gens pouvaient trouver ce fromage délicieux?? Il fallait élucider la chose.
Comme dans notre programme du jour il y a une visite dans la communauté de Garnacha nous nous donnons comme mission d'aller goûter sur place ledit fromage, à l'endroit même ou il est fabriqué.

La boutique où se vend la vraie tome du Nicaragua 
Vous devinez la  fin de l'histoire? Ce fromage là est très bon et ne ressemble en rien à celui goûté plusieurs fois avant. Et dire que nous avons faillit abandonner!!


Celle-ci a 4 mois et est délicieuse. El "queso garnacha" de 10 mois ressemble à du parmesan. Le fromage doit vieillir plus vite sous ces latitudes.
Les Nicas font des fromages "types suisses" et ont même les cloches pour vaches assorties !


Lundi 27 février

Notre guitariste du petit déjeuner
Et en plus, il chante bien...

Petite discussion avec de jeunes voyageurs slovènes ce matin. 4 mois de voyage en Amérique centrale, nous avons l'air de petits joueurs avec nos 5 semaines de congés....
Ils nous ont montré des photos de leur région en Slovénie....encore un pays à visiter....
Avant nous allons visiter Esteli, faire les boutiques de fringues et faire un petit tour de la ville.
Toutes les petites boutiques de vêtements du Nicaragua doivent être ici, à des prix très abordables.


Des chevaux, ici, il y en a toujours et de partout...

Alain a loué une nouvelle moto...

Nous découvrons la rue des  selliers


Esteli est aussi la ville des fresques murales
Le carnaval

Les luttes sandinistes
Nous voulions aller à San Juan de Limay faire "la ruta de Las Gordas"(la route des grosses) mais il n'y a pas de route pavée et la piste est en trop mauvais état pour notre petite Suzuki. Pas de loueur de moto sur Esteli, nous avons donc renoncé. Voici une photo de sculpture que nous aurions pu voir en bord de route

"Marmolina"de 1m50 visible en bord de route représentant la pêche a la langouste
Un magasin à Granada proposait à la vente la production de San Juan de Limay,  nous n'avons pas résisté. .


Demain, départ pour Matagalpa.
Adieu donc Esteli et ses communautés agricoles de Tizey

Nous n'héritons pas la terre de nos ancètres, nous l'empruntons à nos enfants.

Mardi 28 février 

Nous avons quitté Esteli ce matin pour rallier Matagalpa. La distance qui sépare ces deux villes  n'est pas très grande mais nous sommes maintenant plus en altitude, environ 700m. Le climat s'en ressent, il fait moins chaud et plus humide. C'est sans doutes pour ces raisons que la région est dédiée à la culture du café. Alors devinez ce que nous avons fait en arrivant?? Bien sûr,  nous sommes allés déguster du café de la région. 

Je vous présente la chaîne Nespresso de la région,  et c'est moi qui fait Georges...
Ici les expresso sont plutôt balèzes (en volume) et le café de la région de Matagalpa est très doux. Nous avons retenu pour demain ce qu'on appelle ici "un tour café" qui consiste à aller visiter une exploitation agricole de café d'en apprendre un peu plus sur le process de fabrication, bref de connaître bien mon métier si je veux remplacer Clooney un de ces jours.
Les premiers ressentis sur cette ville sont plutôt meilleurs que pour Esteli. Habitants très souriants, Ville plus jolie, nous n'avons pas vraiment d'explications pour le moment.


Ruben Dario, l'enfant du pays, c'était le poète, écrivain, diplomate du Nicaragua 

Comme je vous disais précédemment, ici le climat est plus humide... Nous l'avons vérifié aujourd'hui même, une grosse pluie s'est abattue sur nos têtes, la première depuis un mois

Marie me le répète tout le temps "Quand on va au nord et dans les montagnes c'est toujours pareil..."
La découverte de la ville va s'arrêter pour aujourd'hui. Reprise du blog demain avec les gringos du café.

Mercredi 1 février 

Et zut, voilà,  encore une certitude qui vole en éclat,  Grand-mère n'est pas la seule à savoir faire du bon café, el Senior Lanzas se débrouille beaucoup mieux. On sait de quoi on parle, nous lui avons rendu visite aujourd'hui. Et pourtant c'était pas gagné car à la faveur d'une petite insomnie, j'avais pu me rendre compte cette nuit qu'il pleuvait énormément. Mais voilà sous ces latitudes, après la pluie c'est le soleil, et nous sommes partis comme prévu découvrir tout le travail qu'il faut effectuer avant de pouvoir boire une bonne tasse de café.

El Senior Lanzas nous fait découvrir son domaine
El senior Agustin Lanzas nous racontera tout d'abord comment 55 agriculteurs (dont 22 femmes) luttèrent  pour récupérer leurs terres menacées d'expropriation et créèrent la coopérative "La Reforma". Il a nommé sa ferme "La Loteria" car les parcelles furent distribuées par tirage au sort.
Dans sa finça, Agustín à décidé de maîtriser la totalité du processus, de la semence à la tasse de café.

La sélection de la plantule est sévère, le futur caféier vivra une trentaine d'années
La récolte à lieu une fois l'an en décembre 
Le fruit a la taille et l'allure d'une petite cerise, le grain de café étant le noyau
Les grains sont séparés de leur enveloppe, fermentés, lavés et séchés.

Élimination de la dernière enveloppe pour obtenir le café vert

Torréfaction du café à la poêle

La mouture du café se fait à la force des bras

Nous dégusterons ce café après un bon repas nicas !
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Jeudi 2 mars


Aujourd'hui, nous allons à "Selva Negra", un autre producteur de café, mais aussi réserve naturelle et écolodge. Nous n'y allons pas pour son café mais pour marcher.
Facile à trouver, 12 km vers le nord après le....tank.



L'endroit est très joli et rafraichissant. D'ailleurs toute la région est rafraichissante ici par rapport au reste du pays. Il fait entre 19°C et 25°C tout le temps. C'est pour ça qu'on y cultive le café.


Cette réserve préserve le quetzal, oiseau symbole du Costa Rica. 


Cet oiseau à longue queue ayant horreur de la présence des hommes, nous n'avons pas réussi à en photographier un seul malgrè une grande ballade en forêt au milieu des arbres centenaires 


On a quand même fait une petite dizaine de km à travers la jungle et j'ai aperçu un toucan. Mais je n'ai pas eu le temps de sortir l'appareil photo.


Nous avons vu beaucoup moins d'animaux qu'au Costa Rica, pour ce qui ait des endroits que nous avons visité.
Cette ballade nous ayant ouvert l'appétit,  nous avons testé le restaurant de l'écolodge. Le menu du jour poisson et sa ratatouille a ravi Alain qui n'en peut plus du poulet-riz-banane traditionnel. Une oie est venue réclamer sa part.


Revenus à matagalpa, nous allons au Kiss Me,  un super glacier aux parfums improbables.
Marie à goûté "amigos con derechos" (mélange de lavande et d' un fruit inconnu d'ici)


De retour à notre gîte, au hasard des rues, nous croisons deux filles qui se trémoussent sur la plate forme d'un camion.

Nous mettrons un moment à comprendre que c'est de la publicité pour... un restaurant de fruit de mer (?!?)

Plus loin un hommage emouvant à Berta Casas,  féministe hondurienne assassinée il y a un an.


Le Nicaragua est décidément un pays plein de contraste !

Demain c'est notre dernier jour dans cette région, nous avons choisi d'aller marcher jusqu'à une cascade. Ensuite ce sera la redescente vers Managua pour rendre notre titine.

Vendredi 3 mars 

Nous allons au musée du café ce matin. Ce petit musée gratuit retrace l'histoire de Matagalpa, des indigènes....
Alejandra I ,Reine de la communauté indigène de Matagalpa en 1960
...jusqu'aux années 2000, où la famine frappa la région suite à l'effondrement des cours du café, 22 enfants moururent de faim en 2001. Nous comprenons mieux la farouche volonté d'Agustin, notre cultivateur de café, d'être également producteur de ces propres aliments 
Agustin cultive aussi menthe et cannelle qu'il troque contre du riz
Malgré la pluie, nous irons voir la cascada blanca.


Retour à Selva negra pour le repas de midi.
Plus d'internet....Stop. ..d'autres nouvelles des que nous aurons à nouveau du Wifi..stop

Samedi 4 mars

Nous quittons Matagalpa, région verdoyante productrice de café.
Un caféier fleuri sent la fleur d'oranger
Aujourd'hui, nous ramenons la voiture à l'aéroport de Managua. Cela présage la fin de ce séjour...


Samedi 4 mars

Ce matin, nous hésitons. Nous sommes dans la banlieue de Managua. Ville dangereuse et sans grand intérêt. ..Y aller ou pas ?
Afin de minimiser les risques, nous prendrons un taxi et quelques dollars en poche....

Nous voici de retour, nous n'avons pas pris grand risque. Le taxi a refusé de nous laisser ailleurs que dans une zone sécurisé. Nous avons donc fait un tour sur le "malecon", promenade en bord du lac  

Les arbres symboles de Managua
Un avion cloué au sol est à la disposition des Nicas qui souhaitent connaitre l'interieur d'un boeing 737. Certain s'y installent en rêvant d'un futur voyage...




    Nous voulions voir l'ancienne cathédrale sans toit depuis le séisme de 1972, refus de notre taxi, pas assez sûr...tant pis ! Nous voyons son modèle réduit ...
    Et à l'heure du repas, voici ce qui arrive quand Alain confond Tacos et Nachos pour 4 personnes.

    Nous repassons par le portail sécurisé pour rentrer à notre hôtel lui aussi sécurisé.


    Cela nous fait tout drôle,  voici un mois que nous voyageons en toute liberté et sécurité et nous voici enfermés. Nous savions qu'il fallait éviter les capitales d'Amérique centrale. Nous l'avions fait pour le Costa Rica,  mais ici pas d'autre aéroport International que celui de Managua.
    Demain matin 8h 35 avion pour Atlanta...

    Epilogue
     
    Dans nos souvenirs, le Nicaragua restera un pays attachant dont la devise pourrait être celle de ce tee shirt vu à Léon la révolutionnaire 

    Nous sommes l'Histoire, Nous sommes le Peuple,  Nous sommes le changement
     Nous sommes la Liberté 

    Le "Chicken bus" vient tout juste de stopper devant nous. Les chromes de ses pots d'échappement brillent au soleil, sur sa peinture jaune vif on peut lire cette phrase "Jésus nous protège". Le chauffeur klaxonne plusieurs fois pour appeler les passagers qui attendent plus loin à l'ombre. Le ballet des chargements et déchargements peut commencer, des sacs de riz, du foin, des valises, on transporte tout comme ça ici, on stocke une grosse partie du chargement sur une galerie, sur le toit. Dans chaque bus un gars en plus du chauffeur annonce en criant la destination du véhicule, gère les passagers, les bagages et aide aux manœuvres souvent nécessaires pour s'extirper des zones de marchés... 
    Cette petite scène de tous les jours le confirme, le Nicaragua, est un pays coloré dépaysant et tout le temps animé. Mais les jolies villes coloniales, le soleil, la chaleur, les plages du Pacifique et leurs superbes couchés de soleil s'ils font de superbes cartes postales ne suffisent pas à faire oublier que son peuple a vécu il n'y a pas si longtemps les déchirements de la guerre civile. Que l'on visite une "finca" qui produit du café, que l'on découvre une ville en se promenant avec un guide et même lors d'une simple discussion avec un logeur, le passé et ses tragédies est là, prêt à surgir au détour d'une confidence. Cela donne au présent une coloration particulière. C'est sans doutes la raison pour laquelle les "Nicas" paraissent moins expansifs que leurs voisins du Costa Rica, ils sont plus authentiques comme nous l'avons entendu dire. A nous de faire le premier pas. Si l'on prend la peine de se pencher un peu sur l'histoire du pays, si on parle avec ses habitants, (merci Marie) l'impression de relative froideur que l'on peu ressentir à certains moments (pas à Léon en tout cas) disparait rapidement pour faire place à la curiosité et à la gentillesse et au traditionel "Que te vaya bien" en guise d'au revoir. 
    C'est aussi cette remarque qu'on nous a faite le matin de notre départ de notre hébergement de Moyagalpa qui nous a beaucoup touché (la plupart des routards passe une seule nuit, nous nous sommes restés cinq jours) qui résume un peu l'esprit 
    " Ça nous fait tout bizarre que vous partiez, on s'était bien habitué à vous, vous allez nous manquer"

    FIN 

    9 commentaires:

    1. Bien contente de découvrir cette nouvelle destination et bien sûr avec ce beau ciel bleu et ce beau soleil.
      J'ai parcouru toutes ces belles photos plus belles les unes que les autres.
      bonne continuation.

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    2. Bonsoir. Je viens de terminer mon livre "photobox" sur Bali 'et oui un an 1/2 après.... et d'une humeur voyageuse donc, j'ai eu l'idée d'aller me connecter sur votre blog. Bonne surprise je vous y retrouve déjà !!! Dépaysement assuré pour vous d'après ces premières photos. Effectivement c'est très coloré. Jolie la ville coloniale. Sinon évitez de rapporter du vinaigre, je doute de sa bonne conservation dans les bagages. Allez faites nous rêver dès que vous pouvez ici la tempête s'est levée, ça souffle. BISOUS.

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    3. Bonjour à tous les deux, comme je t'avais dit Marie, vous avez un inconditionnel de votre blog, Ludovic suit de très près tous les jours. Moi je prends connaissance de votre périple, travail oblige! Je vois que tout à très bien démarré, les photos sont top, le pays a l'air splendide avec le soleil et la chaleur. On a l'impression de voyager à distance, du coup je me suis documenté sur le pays, sur la tablette hier soir. Je vous souhaite une bonne continuation. De gros bisous à tous les deux. Catherine et Ludo

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    4. Bonjour à tous les deux, comme je t'avais dit Marie, tu as un follower régulier du blog, j'ai pris également connaissance de votre périple, toujours aussi passionnant avec des commentaires et photos, qui nous font voyager à distance. Je me suis documenté sur le pays sur la tablette, certes, c'est sûrement mieux en vrai. Bonne continuation et gros bisous.

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    5. bravo pour toutes ces photos plus belles les unes que les autres !!!
      Vous n'êtes pas tenté de ramener un petit compagnon à votre Kiwi ?
      Je pense qu'il serait content de voir ce joli "Perroquet" ?
      Bonnes ballades et bonne continuation
      Bisous

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    6. Et nous nous voudrions savoir pourquoi le bus se dénomme "schicken Bus" ?? C'est quoi la température locale que vous avez en ce moment ?? Bisous

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      1. Les "Chicken bus" sont des anciens bus scolaires américains, décorés façon Nicas. Ils sont appelés ainsi par les touristes car les Nicas transportent toutes sortes de marchandises dont des poulets (chicken en anglais)

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    7. Il fait environ 35°C au plus chaud. La nuit ça descent guère au dessous de 25°C.

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    8. Ah vraiment sympa ce voyage et en + une bonne petite chaleur qu'on aimerait bien avoir ici.
      ça avait l'air bien sympa cette baignade en compagnie de canards lapins les varans j'aime nettement moins.
      les volcans ont l'air calme ?
      bonne continuation et gros bisous

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